L'été noir des Palestiniens
aus: CJN 175, septembre 1976
En 1970, ce fut le "Septembre noir". On se souvient peut-être de ces semaines sanglantes: les bédouins de la légion arabe lancés par le roi Hussein de Jordanie à l'assaut des camps retrenchés palestiniens, les avions américains et anglais du petit roi bombardant les collines de Amman où vivaient les réfugies chassés d'Israël en 1948 et de Cisjordanie en 1966... Le chiffre des victimes n ...
En 1970, ce fut le "Septembre noir". On se souvient peut-être de ces semaines sanglantes: les bédouins de la légion arabe lancés par le roi Hussein de Jordanie à l'assaut des camps retrenchés palestiniens, les avions américains et anglais du petit roi bombardant les collines de Amman où vivaient les réfugies chassés d'Israël en 1948 et de Cisjordanie en 1966... Le chiffre des victimes ne fut jamais publié. Des milliers sans doute! Par contre le bilan de l'opération donna bien des satisfactions aux ennemis de la résistance palestinienne: celle-ci perdait définitivement le pays qui l'avait le mieux accueillie, ce pays où elle pouvait entraïner les militants et d'où elle lançait ses commandos à l'attaque d'Israël et surtout de la Judée et de la Samarie occupées.
"Septembre noir" achevé, les rescapés de la boucherie se replièrent sur la dernière nation arabe qui voulut bien les recevoir sans les contrôler d'une facon trop stricte : le
Liban. Partout ailleurs, en Syrie, en
Egypte, en Irak, les Palestiniens
avaient toujours ete et sont toujours
êtroitement encadres et noyautes par
les polices des pays d'accueil.
Aujourd'hui en 1976, l'histoire se
repéte sous nos yeux effares. Cheque
soir, a Ia television nous assistons
fete noir des Palestiniens et probablement
a leur agonie.
Des Arabes tuent
les Palestiniens
Cette fois encore, ce sont des arabes
qui font le travail . : les ch retiens
du Liban et les Syriens. En
Israel, on se montre discrétement satisfait.
Ne me disait-on pas a Jerusalem
en mars dernier : Les Arabes
Went beaucoup plus de Palestiniens
que nous-rnemes
C'est vrai. Mais it faut reconnaitre
que les differents mouvements Palestiniens,
profondêment divisés ,entre
eux, voire ennemis farouches n'ont
jamais reussi a se comporter normalement
pour ne pas dire convenablement
chez Hussein comme chez
les Libanais. Je me souviens qu'a
Amman en 1968, ils tenaient pratiquement
Ia rue, occupaient des quertiers
entiers et parlaient ouvertement
de renverser le roi, de mettre les Bedouins
a Ia raison, bref de faire la
revolution.
Au Liban, qui sut pourtant les recevoir
avec beaucoup de gentillesse
ils reprirent tres vite leurs habitudes
conquêrantes. Ils occupaient le sud
du pays d'ob ils harcelaient la fronhere
israelienne, ils avaient transforme
les camps de refugies en places
fortes o0 la police libanaise ne
penêtrait jamais. II Taut l'admettre :
les Palestiniens ne respectaient plus
Ia souverainete libanaise et leurs
exactions repatees exasperaient de
plus en plus Ia droite libanaise qui
redoutait l'alliance chaque jour renforcee
entre la gauche libanaise et
les Palestiniens. -
Des lors, it suffira de l'incident
dramatique du 13 avril 1975 pour
mettre le feu aux poudres qui couvait
depuis longtemps. Ce jour-IA des militants
phalangistes tuerent 23 Palestiniens
passagers d'un autobus en
reprêsaille de l'assassinat anonyme
de l'un des leurs. Cette fois, c'etait la
guerre.
La Syrie au secours
du camp conservateur
Apres une annee de combats
acharnês, de fêrocites communes
aux deux camps, le parti conservateur
risquait bel et bien la defaite.
Deux fois déjà, la Syrie l'avait sauvê
en depéchant au Liban des unites palestiniennes
mais pro-syriennes, la
Saika et I'A.L.P. Certes. i1 etait paredoxal
de voir la Syrie socialiste et ennemi
acharne d'Israél choisir le camp
conservateur mais on devinait pourquoi.
La Syrie tenait a maintenir
l'equilibre entre les deux camps et ne
voulait surtout pas que tnomphent
les. palestiniens les plus extrêmistes
partisans de la destruction d'Israel.
Un Liban tenu par eux aurait constitue
un foyer permanent de guerre et
d'agitation dans la region.
Cela, la Syrie ne pouvait le supporter
pas plus que ses traditionnels
bailleurs de fonds : l'Arabie Saoudite
et les riches Emirats du Golfe persique.
On est ici au cceur de la tragedie.
D'un cote la Syrie s'est lancee depuis
6 ans dans une experience de developpement
economique assez remarquable
qui exige la paix et des
dollars. De l'autre cote, l'Arabie
Saoudite et les Emirats sont dotes de
regimes ultra-conservateurs et
armês par l'Amerique qui veille avec
un soin jaloux sur ces deserts contenant
les reserves de petrole dont elle
a un besoin strategique pour les
trente annees a venir, le temps de
rendre operationnelles d'autres
sources d'energie.
II est donc clair quo les dirigeants
de ces differents pays arabes.sont
bien plus preoccupes par leur developpement
et Ia stabilite de leurs regimes
respectifs que par I 'ardeur revolutionnaire
des Palestiniens.
Ceux-ci qui ont ête aduques dans les
camps au frais de l'O.N.U. depuis
1948 constituent actuellement la plus
importante reserve d'intellectuels et
de techniciens du monde arabe.
Nombre d entre eux travaillent dans
le golfe ou ils vehiculent les idees
progressistes de leurs mouvements.
Peu a peu ils sont devenus les gAneu
rs du monde arabe conservateur
dont l'Arabie Saoudite est le leader
inconteste.
Les pays progressistes
protestent et laissent faire
On est a peupres certain que si la
Syrie est entrée en force au Liban le
31 mai dernier,.c'est parce que le roi
Khaled conseille par les Americains
l'a mise en demeure de le faire. Ou le
president Assad mettait a Ia raison
les Palestino-progressistes du Liban
ou bien les dollars ne tombaient plus
dans l'escarcelle syrienne et e'en
était fini du plan de developpement
mis en oeuvre a Dames.
A vrai dire, II Otait grand temps
pour les conservateurs libanais
bout de souffle. La part de territoire
qu'ils tenaient se retrecissait chaque
jour ; de nombreux villages chratiens
ataient encercles ; Beyrouth-Est vivait
un enfer ; par centaines de milliers,
les refugies affluaient en Syrie.
Le 31 mai 1976, 250 blincles syriens
et 25 000 hommes envahirent le Liban
et a la stupefaction generale aucun
pays arabe dit progressiste ne fut
capable de s'y opposer autrement
qu'en paroles. Ce fut la, une terrible
heure de verite et comme le point
d'aboutissement des contradictions
du monde arabe. On a vu que les
conservateurs avaient voulu I'intervention
syrienne. Mais les autres ?
L'Irak socialiste denonca furieusement
son voisin syrien et ne bougea
pas. Son armee ne put intervenir
craignant d'être prise a revers par les
troupes du Shah d'Iran complice des
Americains et par les Kurdes toujours
prets a reprendre le combat pour la
Die Sctiviielz des Orients
-20–
secession. L'Algerie socialiste multiplia
les declarations d'amitie
regard des Palestiniens mais garde
les yeux rives sur sa frontiere marocaine
tant l'affaire de l'ex-Sahara espagnol
la mobilise. L'Egypte agressa,
elle aussi, la Syrie, mais verbaleinent.
Le president Sadate depend totalement
des dollars du roi Khaled et
noue des liens etroits avec l'Amerique.
Reste le Soudan et la. Libye. Ici,
une valse de complots internes et la
une nation dirigae par un fou . si
Ion en croit Sadate lui-rribme. Cartes
la Libye fait tout pour off rir des armes
aux Palestiniens mais elle est incapable
de mobiliser une armee faute
de population consequente,
L'alliance contre nature
des Syriens et phalangistes
Ainsi la Syrie avait les mains libres
pour mettre les Palestinoprogressistes
a la raison. L'U.R.S.S.
se contenta de publier un vague
communique de l'agence Tass pour
denoncer son intervention. Pas un
parti communiste de l'Est ne se soucia
de ('operation qui avait pourtant
un caractere evidemment imperialiste.
Seuls les partis communistes de
I'Ouest, notamment le franpais, ne s'y
trompérent pas et demandérent a la
Syrie de ne pas faire le jeu de la droite,
de ne pas massacrer les Palestiniens,
de ne pas occuper le Liban.
Peurtant c'est bien de cela qu'il
s'agit a present.
En trois mois l'armee syrienne,
procedant par touches successives
s'est emparee d'une grande partie du
Liban. Lui echappent encore les regions
de Tripoli, de Saida, de Tyr et
de Beyrouth-ouest ainsi que le recluit
chnetien de Jounieh, celui de Ia region
du Chouf et d'Aley appartenant
aux Druzes et bien sur le Sud-Liban
qui jouxte ('Israel. Elle a investi systematiquement
les points, strategi:
clues, coupe les communications entre
les forces palestiniennes, isole
lours points d'appul et soutenu les
offensives des phalangistes charges
de nettoyer les poches palestinoprogressistes.
Mais le commandement syrien a
chargé les phalangistes de la plus
sale besogne. Ce sont eux qui depuis
juin liquident une a une les places
fortes palestiniennes, c'est-A-d ire les
camps souvent installes au cur des
zones chretiennes. II y a 15 camps
palestiniens au Liban. Plus de
200 000 refugies y vivent sur 325 000.
Huit camps sont actuellement occu-
Os, assieges ou pilonnes. Trois autres
camps situes dans le secteur
ouest de Beyrouth tenus par la gauche
subissent le sort de la population
terree dans les caves depuis le debut
de Ia guerre. Un sort epouvantable !
Lelectricitê et ('eau sont coupees ;
des bandes de voyous armes ranponnent
les habitants ; les ordures
ne sont plus ramassees, les gens sont
enleves et les maisons pillees ; le
marche noir ne favorise que les riches.
Partout regne l'arbitraire et la
loi de Ia jungle. Les organisations de
gauche ne sont pas encore parvenues
a retablir un minimum d'ordre
malgre leur tentative de constituer
des groupes charges de la securite.
Seuls les quatre camps situes
('extreme sud du pays, pres de la
frontiere israelienne (Nabatieh, Rachidied,
Borj Chemali, Bass) sont
pour l'instant a l'abri des combats.
II est tombe le 12 aoüt
Cinq camps situes dans les portions
de territoires libanais contreilês
par lee Syriens sont encercles et
bombardes ^regulierement ou non.
C'est le cas de Nahr-El-Bared, et
Beddaoui au Nord, de Wavel a ('entree
de Baalbeck, de Mieh-Mieh et
Ain-el-Heloueh, dans le sud, pres de
Saida.
Quant aux trois camps implantes
en pleine zone chretienne ils sont
consideres comme des verrues
par les phalangistes qui ont dechaine
contre eux toute leur puissance de
feu. Dbayeh est tombe en janvier
dernier. II Otait habite par des Palestiniens
chretiens. Jisr-el-Bacha, egalement
habite par des Palestiniens
chretiens a vu ses derniers defenseurs
succomber le 29 juin et le gros
morceau, Tell-El-Zaatar fut soumis
partir du 22 juin a des assauts re*
tes.
LA, le comble de l'horreur a ate atteint.
Tell-EI-Zaatar (Ia colline du
Thym) est devenu le symbole de cette
guerre. Comore; pour se venger de
tous les massacres qu'ils ont subis,
en particulier celui de Damour, de
tous les enlevements dont ils ant et()
les victimes, de toutes les humiliations
infligees par les Palestiniens et
les miliciens de gauche, les phalangistes
se sont surpasses dans
I'atroce. Ils ont interdit a la Croix
rouge internationale d'aller chercher
les blesses qui s'entassaient par centaines.
Its ont laissb mourir de faim et
tematiquement les points strategiques,
coupe les communications entre
les forces palestiniennes, isolê
leurs points d'appui et soutenu les
offensives des phalangistes charges
de nettoyer les poches palestinoprog
ressistes.
Mais le commandement syrien a
charge les phalangistes de Ia plus
sale besogne. Ce sont eux qui depuis
juin liquident une a une les places
fortes palestiniennes, c'est-a-dire les
camps souvent installes au cceur des
zones chretiennes. II y a 15 camps
palestiniens au Liban. Plus de
200 000 refugies y vivent sur 325 000.
Hu it camps sont actuellement occupes,
assieges ou pilonnês. Trois autres
camps situes dans le secteur
ouest de Beyrouth tenus par la gauche
subissent le sort de la population
terree dans les caves depuis le debut
de la guerre. Un sort epouvantable !
Lelectricite et ('eau sont coupees
des bandes de voyous armes ranponnent
les habitants ; les ordures
ne sont plus ramassees, les gens sont
enleves et les maisons pillees ; le
marche noir ne favorise que les riches.
Partout regne I'arbitraire et Ia
loi de Ia jungle. Les organisations de
gauche ne sont pas encore parvenues
a retablir un minimum d'ordre
malgre leur tentative de constituer
des groupes charges de la securite.
Seuls les quatre camps situes a
l'extrème sud du pays, pres de la
frontiere israelienne (Nabatieh, Rachidied,
Borj Chemali, Bass) sont
pour l'instant a I'abri des combats.
II est tombe le 12 aoUt
Cinq camps situes dans les portions
de territoires libanais contreoles
par les 8yriens sont encercles et
bombardes regulierement ou non.
C'est le cas de Nahr-El-Bared, et
Beddaoui au Nord, de Wavel a I'entree
de Baalbeck, de Mieh-Mieh et
Ain-el-Heloueh, dans le sud, pres de
Saida.
Ouant aux trois camps implantes
en pleine zone chretienne ils sont
consideres comme des verrues
par les phalangistes qui ont dechaine
contra eux toute leur puissance de
feu. Dbayeh est tombe en janvier
dern ler. II etait habite par des Palestiniens
chretiens. Jisr-el - Bacha, ega-
24-
lement habite par des Palestiniens
chretiens a vu ses derniers defenseurs
succomber le 29 juin et le gros
morceau, Tell-El-Zaatar fut soumis
partir du 22 juin a des assauts repetes.
La, le comble de l'horreur a ete atteint.
Tell-El-Zaatar (la colline du
Thym) est devenu le symbole de cette
guerre. Comme pour se venger de
tous les massacres qu'ils ont subis,
en particulier celui de Damour, de
tous les enlévements dont ils ont ete
les victimes, de toutes les humiliations
infligees par les Palestiniens et
les miliciens de gauche, les phalangistes
se sont surpasses dans
l'atroce. Ils ont interdit a la Croix
rouge Internationale d'aller chercher
les blesses qui s'entassaient oar centaines.
Its ont laissê mourir de faim et
de coif des enfants, des vieillards et
des femmes.
Camille Chamoun, 76 ans, riche a
Cresus, homme fort de la droite, ancien
president de la Republique de
1952 a 1958 est le responsable de ce
carnage. II a voulu creer ('irreparable
afin que Ia reconciliation soit impossible
et qu'enfin naisse ce Liban
chretien et occidental qu'il tente de
batir depuis le debut du conflit.
Le plus ahurissant dans cette affaire
c'est que la Syrie ne fait rien
pour humaniser tout de meme la
guerre. Ses militaires impavides assistent
aux massacres ; ses
geants glaces laissent s'accomplir le
carnage des reduits palestiniens
dont les defenseurs se font tuer sur
place plutOt que de se rendre.
Israel alderalt
les milices chretiennes
La volonte syrienne d'en finir une
fois pour toute avec la gauche a ete
encore demontree au debut du mois
d'aoCit de facon eclatante en autorisant
l'attaque de Nabaa, ce quartier
musulman de Beyrouth-Est (donc
chretien). 100 000 musulmans et citoyens
libanais y vivaient. Depuis le
debut de la guerre civile, des combats
incessants opposaient ses habitants
au quartier chretien d'Achrafieh.
Les milices maronites au debut
du mois d'aoCit ont decide de vider
Nabaa. Ainsi Beyrouth-Est se
trouve-t-il maintenant vierge de musulmans.
La partition est accomplie.
Ce bilan ne serait pas complet —
bilan'd'unevaste entreprise de demolition
de Ia resistance palestinienne
— si on ne faisait etat des revelations
de plusieurs journaux americains —
dont le Time et le Washington Post —
affirmant qu'Israel est devenu le
principal fournisseur d'armements
aux milices chretiennes. II s'agirait
dune aide massive en armes legéres
et lourdes, en transport de troupes
blindees, en batteries d'artillerie de
120 et de 130 mm, en chars sovietiques
conquis sur les champs de bataille
en 1966 et 1973. Cet armement
est debarque a Jounieh qui est devenu
le port du Liban chretien, Jou-
-
nieh relie a Damas par une route trés
sere.
Cependant le conflit est loin de
toucher a sa fin. La gauche et les Palestiniens
tiennent toujours d'importants
secteurs. La Syrie a choisi de
les asphyxier progressivement. Sa
marine et surtout celle d'Israöl arraisonnent
les bateaux charges d'armes
et de munitions qui tenterit de forcer
le blocus. Bien sur, it nest pas exclu
que les Palestiniens traitent avec
Damas pour eviter l'aneantissement.
En tout etat de cause, ils passeront
sous le joug de la Syrie qui semble
decidee a alter jusqu'au bout. Le general
Assad a declare qu'il entendait
rester au Liban. II realise du meme
coup le vieux rave damascene : reconstituer
la grande Syrie dernantelee
a ('issue de Ia premiere guerre
mondiale. A ce sujet, it ne Taut pas
oublier que Damas n'a jamais reconnu
le Liban. On dirait que les phalangistes
engages dans leur Iutte
mort contre les Palestiniens omettent
cet important detail. it ne serait
donc pas etonnant qu'une fois la
mise au pas des palestino-progressistes
accomplie, Damas se
retourne contre ses allies contre
nature d'aujourd'hui et decide
cette fois leur alignement. Alors l'ordre
syrien regnerait au Liban, Assad
retrouverait une popularite bien
compromise aupres des peuples
arabes et Ia grande negociation avec
Israel pourrait debuter. Sur le charnier
des Palestiniens. Avec la benediction
de I'U.R.S.S., des U.S.A.
Le regime syrien
tiendra-t-il le coup ?
A mains, bien entendu, que le regime
de Assad ne soit, avant, renverse
par un coup d'Etat. Cette hypothese
est serieuse. J'etais a Damas
au debut de cette annee et j'ai encore
en memoire les declarations d'officiers
et d'hommes politiques affirmant
leur desir profond d'aider les
Palestiniens a recouvrer une patrie.
Nul doute qu'ils haIssent la tache
cruelle et inodie a iaquelle les astreint
en ce moment leur chef, fort de
sa police et de sa toute puissante milice.
II est vrai que le general Assad
est ruse et qu'il salt admirablement
doser les faveurs, les prebendes et
les honneurs mais aussi les disgraces
et les sejours en prison.
Jean-Philippe CAUDRON n
CJN 175 - SEPTEV8RE 1975
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