Des types multiples de maisons et de foyers

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Le présent relevé comprend uniquement les foyers de nuit pour enfants et adolescents de moins de 18 ans ne présentant – en règle générale – qu’un handicap social.

Ne sont donc pas mentionnés ici:

  • les foyers pour handicapés mentaux ou physiques
  • la Maison de Santé d’Ettelbruck
  • le Centre de Logopédie
  • les foyers pour jeunes adultes
  • les foyers à l’étranger

Sont également exclus les internats scolaires souvent amenés à accueillir des jeunes issus d’un milieu familial perturbé.

Parmi les foyers qui nous intéressent ici, nous pouvons faire une triple classification:

  1. FOYERS DE L’ÉTAT – FOYERS CONVENTIONNÉS – FOYERS NON-CONVENTIONNÉS

a) Foyers de l’Etat

Il s’agit d’institutions dépendant directement des Ministères en l’occurrence du Ministère de la Famille (le Centre du Rham et ses 4 annexes) et du Ministère de la Justice (Dreiborn-Schrassig: maisons éducatives pour garçons, respectivement filles).

b) Foyers conventionnés

Par foyers conventionnés il faut entendre des foyers qui – tout en dépendant d’une association pri-

vée – ont passé une convention avec l’Etat (Ministère de la Famille). Concrètement cela veut dire qu’entre le foyer et le Ministère de la Famille les dispositions concernant notamment le financement de l’internat, le personnel de l’internat, la collaboration entre les parties contractantes … ont été réglées par écrit.

Sous cette rubrique nous retrouvons la majorité des foyers (14 en 1980). Ils dépendent d’associations aussi diverses que la Caritas, le Lions Club, les ordres religieux …

c) Foyers non-conventionnés

Ces foyers au nombre de 5 (3 dépendant d’ordres religieux, 1 d’une administration communale, 1 de la Croix-Rouge) sont tout à fait indépendants de l’Etat. Ils sont libres dans leur politique d’action, mais en contrepartie ils sont tenus à financer eux-mêmes leurs frais de fonctionnement. Ils peuvent tout au plus demander un subside à l’Etat.

  1. LES MAISONS D’ENFANTS – LES FOYERS DE TYPE "FAMILIAL"

S’il est vrai que depuis quelques années au Luxembourg nous voyons apparaître de plus en plus de petits foyers (foyers de type familial de 6 à 10 lits), nous constatons néanmoins que le nombre total de lits disponibles est en baisse. En effet les maisons d’enfants (à grands effectifs) ont diminué leur nombre de lits – parfois presque de moitié – dans un effort de moder-

nisation et d’amélioration des placements. Dans ce même but certains de ces foyers ont essayé de constituer des groupes d’enfants + autonomes disposant chacun de leur propre ‚appartement‘ et de leur propre personnel éducatif.

S’il va s dire que la qualité des placements s’en est vue améliorée, il ne faut pas oublier que bon nombre de demandes de placement ne trouvent qu’une réponse (trop) tardive manque de places disponibles.

3. FOYERS D’ENFANTS – FOYERS D’ADOLESCENTS

Parmi les foyers pour handicapés sociaux de moins de 18 ans nous avons d’une part les foyers pour enfants (13 maisons) acceptant les jeunes à partir de 0-6 ans jusqu’à leur majorité. Ces foyers sont mixtes. Leur capacité pour 1980 est d’environ 680 lits. D’autre part il y a 11 foyers pour adolescents accueillant les jeunes entre 10-14 ans jusqu’à leur majorité et parfois un peu au-delà. Le total de lits disponibles est d’environ 134 lits (Schrassig et Dreiborn non compris). De ces 134 lits, 103 sont réservés aux garçons, 31 aux filles – ces foyers n’étant pas mixtes.

Pour 1980:

Total 815 lits (Schrassig et Dreiborn non compris) 24 foyers

EST-CE SUFFISANT?

Il est vrai qu’actuellement des jeunes attendent parfois des mois – souvent dans des situations précaires – avant d’être admis dans un foyer. Il y a les listes d’attente à respecter et les places libres se font rares.

Mais si ce manque se fait surtout douloureusement sentir quand il s’agit d’enfants handicapés mentaux, ou l’insuffisance de structures est indéniable, on peut néanmoins se demander à l’heure actuelle s’il est indiqué de multiplier coûte que coûte le nombre de maisons d’enfants.

La politique de placement actuelle ne devrait-elle pas plutôt tendre vers un développement de structures alternatives telles le placement familial, les foyers de jours, l’éducation en milieu ouvert, les aides familiales … Ces mesures ne feront certes pas disparaître les maisons d’enfants, mais elles éviteraient à bon nombre d’enfants le placement en foyer qui devrait rester la mesure ultime.

Christine Wirion

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