Le Brésil — une interview
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Lors du passage dans sa patrie, il y a quelques mois les rédactions de "Brennpunkt 5.Welt", "forum" et "Public" ont posé à un prêtre qui travaille ordinairement en Amérique Latine, quelques questions dont nous venons de recevoir une première série de réponses. Pour des raisons de sécurité nous devons observer l’anonymat de notre interlocuteur et nous prions nos lecteurs de comprendre cette situation. Signalons que les réponses assez longues ne seront pas publiées toutes par les trois organes sus-cités.
QUE PENSER DE LA POLITIQUE DE LIBERALISATION DU GOUVERNEMENT BRESILIEN?
On a utilisé pas mal d’expressions: libéralisation, démocratisation, décompression, ouverture…, mais il s’agit de simples manœuvres, pour faire fonctionner sous des apparences libéral-démocratiques (où les élites continuent à mener le jeu) le même modèle de société et maintenir fondamentalement les mêmes structures socio-économiques et politiques, les privilèges, le pouvoir arbitraire et le train de vie des élites (l’usage des pleins pouvoirs est depuis peu prévu dans la Constitution).
Certes, il y a différents gestes de la part de la dictature comme l’amnistie pour les prisonniers politiques et les exilés, une diminution sensible de la censure, diminution de la répression, ouverture vis-à-vis de l’Eglise institutionnelle, rapprochement avec les organisations populaires. Mais il s’agit d’une tactique d’un pouvoir qui sourit ou menace au gré des circonstances. La preuve: depuis quelque temps, la fameuse ouverture paraît davantage fermeture, si l’on prend note de la répression contre les grèves, d’un certain nombre de privins et d’une série impressionnante d’attentats de l’extrême droite contre des personnes et des journaux qui soutiennent les organisations populaires (même durant le séjour du pape), attentats qui restent impunis et dont les auteurs sont connus des militaires et du gouvernement (l’origine de ce terrorisme est d’en haut), imposition d’une loi défavorable aux étrangers, (sont visés les prêtres engagés parmi les pauvres et les nombreux exilés latino-américains), collaboration avec les autres régimes militaires du Cône Sud dans la chasse et l’assassinat des opposants politiques exilés (entre autres, un prêtre argentin a disparu au Brésil durant la visite du pape), appui rapide au régime criminel Garcia Meza de Bolivie, visites du président à Pinochet et Videla, etc; Je vous demande, qu’en reste-t-il, pour finir, de cette ouverture?. On vous ouvre la porte, pour vous faire entrer et pour la fermer tout de suite derrière vous: vous êtes pris au piège, c’est tout. Selon l’image employée par un ami: on a tiré le perroquet de sa petite cage étroite, pour le placer dans une autre cage plus grande et spacieuse et lui donner l’illusion d’une fausse liberté acquise. La politique de dialogue avec les organisations populaires
est une politique de cheval de Troie, pour diviser et miner le mouvement de base, l’affaiblir et le contrôler.
Après une quinzaine d’années de régime autoritaire et de répression, c’est l’impasse: l’économie connaît une inflation de 100%, le coût de vie a augmenté de plus de 80% (au nord-est), la valeur de la monnaie tombe constamment (déjà 15 dévaluations les premiers 9 mois de cette année par rapport à 13 les années précédentes), la dénationalisation de l’économie court à grands pas, les banques étrangères ne veulent plus rien savoir de crédits, à moins d’une élévation substantielle des taux d’intérêts, le pays dispose de la dette extérieure la plus élevée du monde (plus de 50 milliards de dollars, etc… Et les salaires restent toujours extrêmement bas.
Beaucoup de gens en ont assez, depuis les industriels nationalistes jusqu’aux différentes catégories de travailleurs urbains et ruraux. C’est incroyable, les gens ont faim et combien il y en a à demander l’aumône dans les rues! Notons les grèves des travailleurs, des paysans, des étudiants, des professeurs, des transports, de l’électricité, des apprentis boulangers, des hôpitaux etc.; les revendications et les luttes des organisations de quartier, les luttes des favelas contre les projets gouvernementaux et les agences immobilières, la lutte des petits paysans indiens contre les grands propriétaires torriens et les multinationales, l’opposition des avocats, journalistes, de l’Eglise et ses communautés de base, des partis politiques etc. Dans les propres milieux militaires, il y a des dissidents. La base du pouvoir du régime se trouve de plus en plus réduite. Nombre d’entre eux (et de leurs vassaux) sont accusés de torture, de corruption, de déposition de sommes monstrueuses dans des banques suisses…
Il leur fallait donc une ouverture, pour reprendre le contrôle de la situation qui menaçait de leur échapper, mais une ouverture qui respecte certaines limites et ne se retourne pas contre eux; et voilà,
ils continuent à parler d’ouverture, tout en fermant le robinet. Un jaguar est un jaguar; et blessé, il ne cesse d’être jaguar et d’être dangereux. Une nouvelle vague de répression, même violente, tôt ou tard, n’est pas impossible du tout (la Bolivie le démontre); les organisations populaires doivent donc prendre des précautions, pour ne pas être décapitées à l’heure H, pour s’être trop exposées.
Il est très difficile de prévoir le dénouement de ce moment historique, mais il est bon qu’au milieu de la lutte, on ne se fasse pas trop d’illusions et continue bien réaliste, avec les deux pieds sur terre. L’opposition parlementaire, les partis politiques sont assez divisés entre eux (malgré le coup du gouvernement d’ajourner les élections de cette fin d’année pour 1982) et une certaine confusion règne dans le mouvement populaire.
Par ailleurs, au fond, peu importe aux Etats-Unis, à l’Europe démocratique et au Japon de savoir s’il y a des dictatures en Amérique latine et dans le Tiers Monde (ils cherchent même à les justifier): l’important, c’est qu’ils puissent faire de bonnes affaires dans ces pays. Une certaine politique des droits de l’homme est un masque qui permet de ne pas tenir compte des droits économiques, socio-politiques et culturels de ces peuples. La politique des droits de l’homme sert ainsi de façon subtile au maintien du statu quo de l’exploitation.
Les contradictions internes du système ne cesseront d’augmenter et de s’aiguiser, car il ne s’agit pas de problèmes transitoires, mais d’ordre structurel, et il n’est pas nécessaire d’être prophète, pour prévoir un sérieux aggravement de la crise que traverse le pays.
De toute façon, si les militaires se décidaient à remettre le pouvoir entre les mains des civils, ce sera après avoir pris toutes les mesures considérées nécessaires, pour institutionnaliser le régime d’exception. Si, en Colombie, se succèdent depuis quelques temps des gouvernements civils, toute personne un peu informée sait que les vrais maîtres du pays sont les militaires (le cas de l’Uruguay est typique). Le pilier du système, c’est l’alliance des militaires avec la classe dominante et le capital étranger. Leur appui garantit le pillage systématique des multinationales et la concentration des revenus toujours plus accentuée entre les mains d’une infime minorité (5% de la population détenant pratiquement la moitié du revenu national: la moitié de la population probablement est en train de se disputer plus ou moins la miette de 1/10 du même revenu).
QUEL RAPPORT ET QUELLE DIFFERENCE VOYEZ-VOUS ENTRE LES DOCUMENTS DE MEDELLIN (1968) ET DE PUEBLA (1979)?
A Medellin (Colombie) l’Eglise d’Amérique latine a fait 3 options fondamentales:
- a) en faveur des pauvres,
- b) en vue de sa libération intégrale (politique, économique, sociale, culturelle, religieuse)
- c) pour les communautés de base.
Medellin signifie le choix opéré par l’Eglise d’un nouveau lieu social (le sous-monde des pauvres et des opprimés) à partir duquel elle organise sa présence dans le monde. Il s’agit d’un tournant historique: l’Évangile devient propriété, trésor des pauvres, source de libération intégrale.
L’Eglise se jette à plein corps dans la lutte et la défense des droits des pauvres et dénonce la violence institutionnalisée contre les humbles. Qui comptera le sang déjà versé ces dix dernières années?
Cette option exigeait une analyse critique des causes qui engendrent l’appauvrissement généralisé. Depuis le système capitaliste dépendant, associé et exclusif, qui en Amérique latine agit de façon réellement sauvage a été dénoncé comme cause principale. L’Eglise est amenée à abandonner l’idée euphorique du développement, idée progressiste et élitiste qui en vérité bénéficie à la bourgeoisie. C’est le propre peuple qui doit être la base et le sujet du processus social de libération.
Medellin commence à assumer l’idée de libération. Naissent une pratique et une théologie de la libération, qui peu à peu sont approfondies, éclairées, purifiées et complétées. De toute façon, on souligne la nécessité d’une libération intégrale.
L’on ne pourra donc pas réduire et appauvrir ce processus par des réductions qui d’ailleurs ne respecteront pas le peuple:
-
réduction politique, laissant de côté la dimension transcendante de la vie humaine et de l’histoire (réduction matérialiste)
-
réduction religieuse: vidant le processus de toute sa dimension sociale, politique, économique, en réduisant le christianisme à un spiritualisme inconsistant, et en fin de compte, hypocrite; le platonisme élimine subtilement l’incarnation, dimension fondamentale de l’évangile. La dimension religieuse a sa propre consistance, mais en même temps, elle constitue un ferment et une lumière pour l’ensemble de la réalité. Le projet de la libération intégrale est donc un cheminement vers Dieu qui passe par la dimension politique et sociale. Le processus historico-social est une anticipation et concrétisation partielle du règne de Dieu (souvenons-nous de la libération du peuple hébreu de l’esclavage égyptien dont Dieu lui-même est auteur par le truchement de Moïse). Dans ce processus se réalise ou se frustre le dessein de Dieu quoiqu’il ne se limite pas à la dimension historico-sociale.
La communauté est l’espace, dans lequel les pauvres se réunissent, accueillent la Bonne Nouvelle, la méditent, s’aident mutuellement et s’articulent avec les autres mouvements populaires. Les communautés de base, de plus en plus nombreuses, sont devenues après tout un processus de conscientisation et d’initiative populaire, la base irremplaçable de l’organisation populaire. Les communautés de base ont pour but la formation d’organisations populaires indépendantes et l’appui aux droits du peuple. Il ne faut pas répéter des erreurs historiques comme la tutelle de l’Eglise sur des partis politiques ou des syndicats, la
tentation de dominer et de faire dépendre.
Et qu’est-ce que PUEBLA vient faire après le tournant et l’avancée de MEDELLIN?
Bien, il y a eu des manœuvres, pour faire de Puebla une "correction" de Medellin (ce qui sous-entendait que Medellin avait été trop loin ou qu’au moins un certain nombre de gens faisaient des interprétations "inorthodoxes").
Puebla est le résultat de l’unité épiscopale qui a dû être sauvée par-dessus les différentes tendances existantes:
a) les adeptes d’une nouvelle chrétienté et du dialogue avec les régimes autoritaires; ils ne questionnent pas le capitalisme.
b) l’Eglise qui naît des pauvres, une communauté de foi et d’espérance qui ne cherche pas le pouvoir politique, mais promeut et appuie le droit et la libération du peuple de toute forme d’oppression, et essentiellement du capitalisme.
c) un groupe majoritaire oscillant entre les deux, de tendance réformiste: se veut à la fois défenseur des droits humains et du projet de chrétienté; ne veut pas de rupture avec les régimes autoritaires et le pouvoir social et politique des classes dominantes.
Puebla est l’expression de l’accord minimum qui a pu être atteint entre ces trois tendances. Alors on est automatiquement amené à se demander: Puebla signifie un progrès ou un recul par rapport à Medellin?
Pour commencer, soulignons que le groupe anti-Medellin a échoué dans sa tentative de faire condamner la théologie de la libération et ceux qui essaient de réaliser une praxis libératrice.
Puebla confirme les options fondamentales de Medellin, ce qui signifie d’ailleurs beaucoup plus qu’on ne le croit: on les réaffirme après le sens de pesante répression et persécution. Malgré toutes les limites, il y a un approfondissement.
Il y a consécration de la méthodologie de la théolo-
gie de la libération: partir d’une analyse critique de la réalité sociale latino-américaine, repenser ensuite à la lumière de la foi les défis identifiés dans l’analyse et, finalement, indiquer les pistes pour la praxis chrétienne, afin d’en faire une action effective de transformation de la réalité.
L’analyse de la réalité sociale conduit à la dénonciation du capitalisme comme cause principale de la pauvreté extrême et de l’injustice institutionnalisée: il est caractérisé comme impérialisme international de l’argent, néocolonialisme avec de nouvelles formes de domination supranationale, système de péché, matérialisme, idôlatrie de la richesse individuelle, humanisme fermé et athésime pratique. Cette condamnation est de la plus haute importance, parce qu’il s’agit du système existant défendu par de nombreux
L’épiscopat brésilien fait front contre le gouvernement
Rio-de-Janeiro. — L’Eglise brésilienne, très sérieusement confortée dans son action par le voyage du pape, serre les rangs pour tenter d’éviter l’expulsion du Père Vito Miradoglio, de nationalité italienne, cure de la paroisse de Ribeirao, dans l’Etat de Pernambuco (le Monde du 22 octobre). Symboliquement, le Père Vito est depuis une semaine l’idée et le protège à Brasilia de la CNBB (Conférence nationale des évêques brésiliens). Il réside dans les bâtiments de l’épiscopat dans l’attente d’une décision du tribunal suprême, qui a demandé au gouvernement de s’asseoir à l’application de décret prévalué l’expulsion du Père Vito Mirad笛 à 25 octobre l’habitude coréale pour le vendredi 17 octobre à la requête d’un avocat de la CNBB.
Les évêques multiplient les manifestations de soutien au Père Vito, un peu dépassé par les événements et dont la simplicité naturelle est troublée par les répercussions politiques exceptionnelles de son « affaire ». Le petit curé italien, souriant et timide, a déclenché une tempête dont il se serait bien passé. Mais la question n’est plus là. L’épiscopat prendé gagner cette bataille contre le gouvernement. Elle est déchive pour son influence et aussi pour l’accélération d’un processus d’ouverture publique que la majorité des évêques souhaitent aussi large que possible.
Dom Marcelo Carvalheira, évêque auxiliaire de Paraíba a déclaré le dit que « le jugement du père Vito était un test de l’ouverture ». « J’espère, a-t-il dit, que le tribunal se prononcera pour la cause juste, le maintien du père au Brésil, car ce dernier a été exactement dans le droit et de notre mission. Il y a une ouverture sans doute, mais il est vrai que le peuple n’est pas totalement indépendant ». Dom Estevan Avilar Brandão, évêque d’Uberândia, dans le Minas Gerais, a affirmé le même jour que la seule question était de « dire oui à sa conscience et à l’Eglise du Christ ». De tout le Brésil, des religieux, des seminarians, des représentants des communautés ecclésiastiques de base envoient des messages à Brasilia
demandant l’annulation de la mesure d’expulsion.
Les évêques conservateurs, sur la défensive, baissent le ton. Mor Sales, archevêque de Rio, qui se trouve à Rome lorsque le décret d’expulsion a été signé par le général Fiquetiano, s’est signé sans trop de mauxère grâce sur la CNBB. Le premier général Brandão, approuvé par le 5 février 1941, a estimé que le Père Vito, avant un seul évêque, et le seul représentant prononcé contre l’expulsion.
A Rome, l’eau-major de l’Ido, est brésilien à refuse d’assister au détriment affant par l’ambassade du Brésil. Affront sans précédent, j’indiquise à Brasilia cette semaine, au plus de 10 ans, en présentant de la CNBB, il était présent à la moitié célèbre à l’occasion du gouvernement, à la fin du 1er mai 1941.
Le gouvernement multiplie les déclarations spaisantes et affirme que se conformera « aux décisions du tribunal suprême ». M. Abi-Azaki, ministre de la justice, a affirmé le dit que « à son avis, il n’y a pas ».
Ce n’est pas l’opinion de plusieurs parlementaires du parti gouvernemental (PDS), parti démocrate et social et des généraux de l’Île « dure » de l’armée. Un député de Rio dénonce le « foyer de rébellion de Nova Iguazu (un quartier populaire de la périphérie de Rio-de-Janeiro), foyer encourage par l’Eglise ». Un autre parlementaire gouvernemental réclame l’expulsion de l’évêque espagnol de São-Felix-de-Maguela, Dom Pedro Casaldaga, qu’il juge « pire que le Père Vito ». Dom Pedro se fait depuis des années aux côtés des petits paysans pauvres de l’Argueta, une région pré-amazouienne contre les grands propriétaires terriers.
Au-delà de l’affaire Vito, c’est bien toute la querelle entre partisans et adversaires d’une démocratisation authentique des institutions qui éclate au grand jour, avec une violence et une passion qui justifient toutes les inquiétudes.
MARCEL NIEDERGANG.
in: Le Monde, 26-27/10/1940
chrétiens. Pour se perpétuer, le capitalisme, a besoin de régimes de force qui le soutiennent par un système d’oppression et de permanente violation des droits de l’homme. Dans ce contexte, l’épiscopat condamne durement la doctrine absolutiste de la Sécurité Nationale utilisée pour créer un climat total d’insécurité dans la vie des individus et supprimer toute participation réelle du peuple aux décisions politiques, tout cela au service du capitalisme multinational. Quant à la condamnation du marxisme (péril et mal brandi sans cesse par l’extrême droite du continent), elle est partielle (on lui reconnaît sa critique positive au fétichisme du marché et à la méconnaissance de la valeur du travail humain).
Puebla fait comprendre que pour un conflit structurel grave, la thérapie doit être sociale. La suite du Christ ne peut pas être réduite à la vie personnelle et familiale (comme le voudraient les puissants de ce monde), mais elle comprend toutes les dimensions de la vie: professionnelle, économique, sociale et politique. Il s’agirait d’une mutilation de l’évangile, si on lui soustrait la dimension sociale et politique. L’option préférentielle pour les pauvres faite à Puebla est l’expression historique de la dimension sociale et politique de la foi. L’identification avec les pauvres est un appel adressé à toutes les autres classes sociales en vue de la gestation d’une nouvelle société libérée de toute forme d’appauvrissement et d’exploitation. Une attitude essentielle de cette option est la foi en la capacité de transformation historique, la dignité et le potentiel évangélisateur des pauvres.
La libération est présentée comme partie essentielle et indispensable de l’évangélisation; elle doit être globale: libération des injustices et promotion intégrale en vue de la réalisation complète comme fils de Dieu. Il faut donc élaborer une synthèse vigoureuse entre la foi et l’engagement assumé dans le réel.
Les communautés de base sont l’émersion de l’Eglise à la base parmi les pauvres et opprimés. Leur diffusion et croissance sont motif d’espérance et d’allégresse, lieu d’une approche plus grande des évangiles et du Christ, source de vie communautaire plus réelle et d’un processus de libération. C’est le phénomène d’une Eglise populaire qui répercute sur l’ensemble de la vie ecclésiale.
Conclusion: malgré toutes les manoeuvres et changements introduits indûment dans la rédaction finale (sans la permission de la Conférence) les options fondamentales de la théologie de la libération sont en train de devenir des réalités irréversibles. Dans 8 à 10 ans, l’on pourra faire une évaluation bien concrète des conséquences historiques de Puebla. Ce que nous savons, c’est que les antagonismes entre les diverses tendances n’ont nullement disparu: l’option réelle en faveur des pauvres constitue la grande ligne de séparation.
APAL
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