L’église est du côté des travailleurs
Entretien avec Mgr. Claudio Humes, évêque franciscain de San André (Brésil)
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Mgr. Claudio HUMES, évêque franciscain de San André dans l’agglomération urbaine du grand São Paulo (Brésil), était le 26 février 1983 l’invité du Centre de Pastorale Ouvrière et de la paroisse de Niedercorn. Après une messe concélébrée il s’est entretenu avec les fidèles de Niedercorn et d’autres intéressés, dont le vicaire général Mgr. M. Schiltz, "forum" a profité de l’occasion pour poser quelques questions (trop brèves, car il se faisait tard) à une des personnalités les plus profilées de l’épiscopat brésilien. Comme les réponses furent parfois d’une assez haute abstraction – c’est le professeur de philosophie que fut Mgr. Humes avant d’être nommé évêque, qui perce -, nous avons ajouté, avec sa permission, des extraits de son allocution dans la salle paroissiale afin de concrétiser les choses. Notons que cette interview fut une co-production de "forum" et de "Radio Grénge Fluessfénkelchen".
forum: Mgr. Humes, l’Eglise d’Amérique latine a pris, comme elle dit, une "option pour les pauvres". Qu’est-ce que cela signifie concrètement dans votre diocèse?
Mgr. Humes: Cela signifie pour nous que nous devons vraiment appuyer le monde populaire, c.-à-d. appuyer surtout les ouvriers qui cherchent à mobiliser le monde ouvrier, en collaborant aussi avec l“opposition syndicale" dans les syndicats jaunes, les seuls à être autorisés et organisés par le gouvernement, afin d’arriver à une justice plus grande pour les travailleurs, à une liberté plus grande pour les organisations. Cela vaut aussi pour le monde populaire qui s’organise dans les quartiers, toutes ces gens qui n’ont rien à dire dans la société. L’Eglise doit se déplacer, même socialement, sortir un peu du milieu où elle est et se déplacer au milieu de ces gens-là pour leur donner un appui et l’assurance que Jésus-Christ a fait ce choix. Si nous croyons en Jésus-Christ, dans la justice, dans la liberté nous n’avons pas d’autre choix que de soutenir tous ceux qui luttent pour ça. Cela ne veut pas dire que l’Eglise devient une Eglise "classiste", de classe, qu’elle est seulement là pour les pauvres. L’Eglise doit continuer à annoncer l’Evangile pour tous; mais à la différence près, qu’elle commence à découvrir que l’Evangile n’harmonise pas les injustices et la justice dans la pratique. L’Evangile exige le changement! On ne peut pas être chrétien, si on ne change pas, personnellement, dans la direction d’un plus grand partage avec les autres, d’une plus grande justice sociale. Et de même la communauté doit faire tout un effort pour changer la convivialité sociale.
forum: Pouvez-vous nous donner un exemple concret comment vous vivez cette option pour les pauvres?
Mgr. Humes: Quand je suis devenu évêque de San André, en 1975, juste après la période la plus dure de la dictature militaire, tout était très calme, parce que personne n’avait le courage de bouger. Etant franciscain qui a fait voeu de pauvreté, ayant fait d’amples études de la philosophie
Le diocèse de San André est situé dans la banlieu de São Paulo. Il est composé de 7 villes toutes reliées les unes aux autres et reliées à São Paulo qui est une des plus grandes villes du monde avec 8 millions d’habitants pour elle seule. Tout cet ensemble urbain a 12 millions d’habitants. San André a la plus grande concentration industrielle du Brésil, sur seulement 748 km2. C’est là que les firmes automobiles VW, Skania, Mercedes-Benz, Toyota, General Motors, Ford ont leurs usines. La VW occupait jusqu’en 1981 46 000 employés et ouvriers. A cause de la récession elle est descendue jusqu’à 36 000, depuis le milieu de 1981. Les 280 000 métallurgistes de cette région sont les plus conscientisés et les plus organisés du Brésil. Il y a aujourd’hui 50 000 chômeurs, c.à.d. 18 % de la population active du diocèse (15 % au Brésil en général). Le diocèse a 2 millions d’habitants, presque tous ouvriers avec leurs familles. Plus de 200 000 habitants sont des "favellados", habitent dans des baraques. 40 % des ouvriers métallurgistes doivent y vivre, parce qu’ils ne reçoivent que 3 fois le salaire minimum légal, alors qu’une famille de 4 personnes même en se limitant au strict nécessaire a besoin de 5 fois le salaire minimum légal pour pouvoir habiter une maison en pierre. "Le diocèse montre donc tous les drames du capitalisme sauvage" (Mgr. Humes).
Plantu
sociale de l’Eglise, j’ai voulu faire quelque chose. Mais quoi et comment? Les premiers à bouger de nouveau étaient les ouvriers métallurgistes. En 1978, 79 des campagnes de mobilisation ont finalement conduit en 1980 à une grande grève de 42 jours, avec tout ce que cela représente comme répression officielle. La police assiégéait toute la ville, car la grève est toujours illégale au Brésil. La Constitution reconnaît certes le droit
de grève, mais la loi exécutoire y met des conditions tellement restrictives qu’il n’est jamais possible de les remplir. Ainsi les patrons ont le jeu facile pour faire condamner chaque grève comme illégale par les tribunaux, et la police peut donc intervenir.
Deux jours déjà après l’éclatement de la grève en 1980, un groupe d’ouvriers chrétiens de la JOC, de l’ACO, e. a. et des prêtres-ouvriers sont venus me trouver et m’ont dit: "L’Eglise doit prendre position, car la grève est d’une telle importance, même au niveau national, et elle implique près de la moitié de la population. Alors l’Eglise doit dire quelque chose." Alors, moi qui étais plein de bonne volonté, mais aussi de naïveté et d’innocence, j’ai répondu: "Oui, si vous voulez, je vais faire tout de suite une déclaration sur la grève." Alors ils m’ont dit: "Non, pas vous, nous allons faire une déclaration, et vous allez la faire avec nous." Ils m’ont donné ainsi la première grande leçon: Nous ne devons pas nous substituer aux autres quand ils peuvent eux-mêmes dire ce qui leur tient à coeur. Nous ‚pasteurs‘ devons parler avec eux, non pas pour eux! Depuis ce jour j’avais compris qu’il faut toujours parler avec les gens, discuter avec les gens, analyser les choses avec les gens, et ensemble faire une action. Jusqu’ici, avec mes livres, j’imaginais la réalité, la vie des ouvriers, la lutte, les conditions de travail, mais évidemment la réalité est un peu différente de mon imagination. Alors, si je ne discute pas avec eux, jamais je n’arriverai à dire quelque chose qui ait du sens pour eux. Les évêques du Brésil ont compris cela, c’est leur peuple qui le leur a appris.
Entretemps, après cette déclaration, la lutte des ouvriers continuait. Les journaux parlaient de notre déclaration. Ils ne s’étaient pas trompés sur son caractère tout-à-fait nouveau. Deux jours plus tard, le groupe est de nouveau venu me trouver et m’a dit: "C’est très commode pour vous de rester ici, de faire une déclaration et votre peuple dehors est en lutte et la répression massacre les ouvriers. Pourquoi n’allez-vous pas là-bas dans l’assemblée des ouvriers où ils discutent leurs problèmes? Si vous êtes le pasteur, vous devez être parmi votre peuple." Et nous sommes allés à l’assemblée des grévistes. Les ouvriers étaient très contents. Je leur ai dit: "Je suis ici avec vous parce que je crois que la grève est juste et que les méthodes sont pacifiques. Mais ce n’est pas mon rôle de dire ce que vous devez faire. Ce sont vos chefs syndicaux que vous devez écouter et suivre." Les journaux ont bien sûr crié au scandale, un évêque qui soutient le désordre social! Il n’a rien à voir là-bas!
Je suis allé à plusieurs assemblées, mais moi aussi, je me posais la question de savoir si cela était correct. Il y avait aussi des prêtres et des sœurs au milieu des assemblées. Alors nous en avons de nouveau discuté avec le groupe de chrétiens et nous sommes arrivés à la conclusion que c’était une fausse question. On ne peut pas se demander où le pasteur peut être ou non, il doit être toujours là où est son peuple, surtout aux moments où ce peuple vit des conflits décisifs de son histoire, aux moments de souffrance. Mais la vraie question c’était de savoir quel est le rôle, la mission du pasteur quand il est là!
Vatican II nous a répondu que l’Eglise doit s’insérer dans l’Histoire de la société temporelle et transformer cette Histoire afin que le Royaume de Dieu soit construit. Et l’Eglise doit reconnaître la juste autonomie des organisations de la société temporelle. Mais il n’y a pas deux sociétés,
Plantu
et l’Eglise doit s’incarner dans le monde, comme Jésus-Christ, pour le transformer du dedans. Et deuxièmement l’Eglise ne doit pas s’insérer dans le monde pour le commander, pour être le Seigneur du monde, mais pour le servir. Elle doit être au service des valeurs évangéliques. Ce n’est donc pas le rôle de l’évêque d’aller à la grève pour commander la grève. C’est le rôle des syndicalistes de commander la grève. C’est pourquoi Jean-Paul II a dit qu’un prêtre ne peut être un syndicaliste: il ne peut pas organiser ou donner le mot d’ordre de la grève. Ce n’est pas son rôle de dire quand la grève doit commencer et quand elle doit finir. Il est vrai que souvent des prêtres dans l’Eglise réclament la fin d’une grève etc., ce n’est pas le rôle de l’Eglise! Elle doit respecter la juste autonomie des organisations de la société temporelle. C’est l’assemblée des ouvriers qui décide de la grève et des revendications. L’Eglise doit tout au plus dire si elle est conforme aux valeurs évangéliques, mais ne doit pas affaiblir le mouvement des ouvriers. Le pape, quand il a visité le Brésil, a tout de suite appuyé cette façon de voir.
Quel est maintenant le rôle de l’Eglise? Un premier service, nous l’avons rendu par notre déclaration disant que la grève était juste. Ensuite les grévistes nous ont demandé d’organiser un fonds de grève pour payer les grévistes, car les syndicats brésiliens n’ont pas le droit de le faire. Et j’ai demandé aux 76 paroisses de collecter des fonds, mais sans les obliger, et elles ont toutes participé. De même les grévistes ont demandé des avocats, une assistance juridique. C’est un autre service que nous leur avons rendu. Puis, quand le gouvernement a défendu toutes les assemblées de grévistes dans les rues, sur les places, etc. les grévistes sont venus nous dire que si l’Eglise veut défendre les droits de l’homme, elle doit mettre à leur disposition ses salles. Et nous avons ouvert tous nos espaces, et si les salles ne suffisaient pas, nous avons même ouvert les églises. Bien sûr, on nous a reproché de désacraliser les églises. J’ai répondu que l’Eglise soutient les droits des ouvriers et que tous les discours ne réclamaient que la justice sociale et qu’on ne peut pas considérer cela comme une désacralisation. Et d’ailleurs les ouvriers priaient aussi.
Mais nous nous sommes demandé aussi, comment nous pouvions faire le service d’évangélisation proprement dit. Nous voulions faire explicitement le lien entre la lutte des grévistes et l’Évangile. Et nous l’avons fait au moyen de courts messages dans les assemblées. Mon premier message disait: "Votre lutte, votre soif de justice et de liberté était aussi la lutte de Jésus-Christ. Jésus-Christ a aussi souffert pour cela. Pour cela il a été tué. Mais vous pouvez être sûrs, que même s’il y a souffrance et massacre et mort, ce ne sera pas la
dernière parole. Jésus-Christ veut la vie, il est ressuscité des morts. Votre lutte aussi connaîtra la victoire. Alors luttez, car il vaut la peine de lutter." Ainsi nombre d’ouvriers ont commencé à comprendre que la foi, l’Eglise pouvaient avoir un sens pour eux. C’est ce que nous avons fêté dans l’eucharistie de Pâques avec 60 000 ouvriers: la libération du peuple d’Egypte et la lutte et la mort de Jésus-Christ et sa résurrection. Tout cela c’est lié avec leur lutte.
forum: Ici en Europe, on a l’impression que l’Eglise ne veut pas cette solidarité avec les pauvres. Je pense qu’elle a peur de perdre alors la bourgeoisie moyenne qui seule remplit encore les églises. N’avez-vous pas peur de perdre d’autres couches sociales en étant solidaire avec les couches inférieures?
Mgr. Humes: Je ne connais pas suffisamment l’Eglise ici. Ce soir j’ai apporté mon témoignage, et c’est un échange aussi avec l’Eglise d’ici, car les Eglises locales doivent se visiter les unes les autres, pour se questionner les unes les autres. Peut-être les chrétiens ici se laisseront-ils interpeller par mon témoignage. C’est leur affaire! En tout cas le pape dans son exhortation pour la famille a dit que tous doivent prendre une option préférentielle pour les pauvres. Et lors de son discours du 22.12.1981 commentant son encyclique sur le travail humain il a fini en disant: "L’Eglise est du côté des travailleurs." Ce n’est pas simplement une belle parole, mais il a lancé un défi à l’Eglise afin que toute l’Eglise se mette du côté des travailleurs.
Radio Grénge Fluessfénkelchen: Je voudrais revenir sur votre ouverture de l’Eglise au monde des travailleurs. Ne craignez-vous pas, en vous ouvrant, de vous éloigner d’un Evangile historique, tel que l’Eglise l’a toujours proclamé? Est-ce que votre écoute du peuple ne risque pas de vous entraîner à des positions que vous n’aimeriez pas?
Mgr. Humes: Je ne crois pas, car la doctrine officielle de l’Eglise a toujours fait appel à l’Evangile. C’est plutôt la pratique (pastorale) qui nous a aliénés un peu. On veut surtout un renouvellement de la "praxis" de l’Eglise, et de la théologie qui interprète cette pratique. Mais au niveau de l’enseignement officiel de l’Eglise on ne peut pas dire que l’Eglise s’est éloignée de l’Evangile, non. Si on a la fidélité à l’Evangile et l’écoute du peuple comme critères de l’"orthopraxis" de l’Eglise, on a toujours la certitude d’être dans la tradition de l’Eglise. L’Evangile d’une part et l’histoire humaine de l’autre part ont toujours été les deux références de l’Eglise. Il n’y a donc pas de danger qu’on s’éloigne de la tradition de l’Eglise.
Radio Grénge Fluessfénkelchen: Je vois une double évolution actuellement, dont je fais l’expérience moi-même: Quand on s’occupe du monde populaire, on
constate une convergence : d’une part des groupes politiques, marxistes, qui évoluent vers un plus grand humanisme, qui rejoignent d’autre part une Eglise qui se veut plus près du peuple. Ainsi je me retrouve ici avec un ami qui est très lié à une foi chrétienne alors que je me situe plutôt du côté marxiste et athée, et voilà que nous nous rejoignons sur le terrain. Alors, est-ce que l’Eglise n’a pas peur de perdre son identité dans une lutte qui deviendra finalement la même pour les deux?
Mgr. Humes: Je crois que les hérésies dans l’histoire ne sont jamais issues du peuple. Elles ont toujours été faites par des théologiens, des individus très intellectuels, jamais par un mouvement vraiment populaire. Dans les communautés écclésiales de base (CEB) et dans les autres groupes de pastorale populaire les gens se réunissent toujours de nouveau pour discuter les choses, pour toujours confronter leur "praxis" avec l’Evangile et pour analyser la réalité. Si on adopte cette méthode, il est pratiquement impossible de s’éloigner de l’Evangile. Ces gens ne se laissent guère entraîner par les autres idéologies qu’ils rencontrent. Ils se réunissent toujours et se critiquent les uns les autres et la fidélité à l’Evangile est toujours ce qui les distingue comme chrétiens. Je pense qu’il est plus dangereux qu’on s’en éloigne si on n’a plus d’autres interlocuteurs qui discutent avec nous, si nous commençons à faire seuls le cheminement intellectuel. C’est alors que surgit le danger d’hérésies. Mais si on a une communauté avec laquelle on vit la foi, avec laquelle on discute et on dialogue, il est impossible de s’éloigner de l’Evangile et de la réalité.
forum: Vous avez dit que l’Eglise a d’abord un rôle critique à jouer vis-à-vis de la société capitaliste mais qu’elle doit dépasser la fonction critique pour avoir une action transformatrice. Dans quelle direction cette transformation doit-elle se faire?
Mgr. Humes: L’Eglise au Brésil n’accepte pas qu’il n’y ait que l’alternative capitalisme ou communisme. Elle n’accepte pas le reproche qu’elle fasse le jeu des communistes en critiquant ou en voulant transformer le capitalisme. Le pape non plus ne l’accepte pas dans son encyclique sur le travail humain. Nous sommes convaincus qu’il y a bien d’autres modèles de société qui élaborent la justice sociale, la liberté, la fraternité, le partage, sans être ni capitaliste ni communiste. Et l’Eglise brésilienne a déjà indiqué des chemins dans cette direction: Prenons l’exemple du document sur la propriété de la terre: L’Eglise y dit qu’elle ne s’oppose pas au fait que quelqu’un possède un morceau de terre qu’il travaille, qu’il cultive, dont il vit. Mais si quelqu’un concentre des masses énormes de biens fonciers pour spéculer pour exploiter le travail de tiers personnes, pour empêcher les autres à avoir accès à la propriété
foncière, alors l’Eglise s’y oppose. L’Eglise ne veut pas non plus d’un régime où la bureaucratie remplace simplement les propriétaires capitalistes. Chacun doit avoir droit à un terrain où il travaille. L’Eglise dit que la terre doit être restituée à ceux qui veulent vraiment la cultiver et en vivre. Cette position n’est ni capitaliste ni marxiste.
forum: Que l’Eglise ne s’immisce pas dans la lutte pour le pouvoir politique me semble normal. Mais pour exercer sa fonction critique, pour proclamer sa Bonne Nouvelle, pourquoi ne cherche-t-elle pas à être plus présente dans les massmédia au Brésil?
Mgr. Humes: Nous avons eu des chaînes de télévision, des stations de radio, des journaux. Les sociétés de télévision ont toutes fait faillite. Il existe encore quelques radios, mais elles sur-
survivent péniblement. Je ne sais pas jusqu’à quand. Quant aux journaux, qui n’ont de sens que dans les régions urbaines, ils ont aussi fait faillite. Certains à cause de fautes de gestions, mais pas tous. Nous avons aussi dû nous rendre compte que pour faire un journal rentable, il faut accepter toutes les règles du jeu capitaliste. Mais nous n’avons pas voulu entrer dans de telles compromissions. Par contre il existe dans l’Eglise une foule innombrable de petites feuilles locales, polycopiées, qui circulent, qui transmettent les informations, les réflexions, et qui s’échangent souvent d’un bout du Brésil à l’autre.
forum: Mgr. Humes, nous vous remercions. Vous ne pouvez vous rendre compte de quelle actualité est votre témoignage pour les chrétiens et pour l’Eglise au Luxembourg.
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