Künstler? Nein danke!
Zur sozialen Absicherung des Künstlers
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Der folgende Artikel möchte die Lebens- und Arbeitsbedingungen der Menschen, die sich hier in Luxemburg um künstlerischen Ausdruck bemühen, ein wenig genauer untersuchen. Er soll helfen, einheimische Kunst und Künstler in das politische, soziale und gesellschaftliche Umfeld einzuordnen. Als Maßstab sollen zwei internationale Texte dienen, nämlich die "Recommandation relative à la condition de l’artiste", die von den Mitgliedstaaten der UNESCO (United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization) am 27. Oktober 1980 verabschiedet wurde, und ein "Projet de déclaration finale du Congrès mondial sur l’application de la recommandation relative à la condition de l’artiste" vom 20. Juni 1997. Bei dieser Konferenz in Paris kamen vom 16. bis zum 20. Juni 1997 rund 400 Regierungs- und Künstlervertreter aus der ganzen Welt zusammen, darunter waren auch erstmals Vertreter aus Luxemburg.
An erster Stelle muß natürlich die Frage nach der Definition des Künstlers stehen. Wer ist eigentlich Künstler und wer nicht? Auch hier in Luxemburg stellt diese Grenzziehung zwischen Hobby- und Berufskünstler den größten Stolperstein für das im Parlament und im Staatsrat schimmelnde zweite Gesetzesprojekt zum Künstlerstatut dar. Dazu muß bemerkt werden, daß auch in diesem "neuen" Gesetzestext Definitionen und damit ein Schutz der verschiedenen Kunstberufe gar nicht erst versucht wurden; die Autoren beschränken sich auf die Definition des hauptberuflich (notleidenden) freien Künstlers. Vielleicht ist dies auch der Hauptgrund, warum keiner der Beteiligten und Betroffenen so richtig glücklich mit diesem Gesetzesprojekt werden kann.
Die UNESCO beantwortet die Frage, zugegeben etwas pauschal, folgendermaßen:
"On entend par ‚artiste‘ toute personne qui
crée ou participe par son interprétation à la création ou à la récréation d’oeuvres d’art, qui considère sa création artistique comme un élément essentiel de sa vie, qui ainsi contribue au développement de l’art et de la culture, et qui est reconnue ou cherche à être reconnue en tant qu’artiste, qu’elle soit liée ou non par une relation de travail ou d’association quelconque."
Wichtig in dieser Definition erscheinen mir drei Elemente: 1. Schöpfung und Interpretation von künstlerischen Werken sind gleichgestellt; 2. die Bedeutung der künstlerischen Arbeit wird nicht am finanziellen Erfolg gemessen, sondern am Stellenwert, den die Kunst im Leben des Künstlers genießt; 3. daß er "anerkannt" sein muß oder "Anerkennung" sucht, egal ob als freier Künstler oder in Angestelltenverhältnissen.
Bleibt für den Gesetzgeber die Frage der beruflichen Qualifikation, also einer abgeschlossene
Die Bedeutung der künstlerischen Arbeit wird nicht am finanziellen Erfolg gemessen, sondern am Stellenwert, den die Kunst im Leben des Künstlers genießt.
Recommandation relative à la condition de l’artiste (UNESCO, 27 octobre 1980)
"Reconnaissant que, dans leur acception la plus complète et la plus large, les arts font et doivent faire partie intégrante de la vie et qu’il est nécessaire et approprié que les gouvernements contribuent à instituer et à maintenir non seulement un climat propice à la liberté d’expression artistique, mais aussi les conditions matérielles facilitant l’expression de ce talent créateur,
Considérant que l’artiste joue un rôle important dans la vie et l’évolution de la société et qu’il devrait avoir la possibilité de contribuer à son développement et d’exercer, au même titre que tous les autres citoyens, ses responsabilités, tout en préservant son inspiration créatrice et sa liberté d’expression,
Reconnaissant en outre que l’évolution culturelle, technologique, économique, sociale et politique de la société exerce une influence sur la condition de l’artiste et que, en conséquence, il devient nécessaire de procéder à une révision de son statut qui tiendrait compte du progrès social dans le monde,
Affirmant les droits de l’artiste à être considéré, s’il le désire, comme un travailleur culturel et à bénéficier, en conséquence, de tous les avantages juridiques, sociaux et économiques afférents à la condition de travailleur, compte tenu des particularités qui peuvent s’attacher à sa condition d’artiste,
Affirmant d’autre part la nécessité d’améliorer les conditions de travail et de sécurité sociale ainsi que les dispositions relatives à la fiscalité, qui sont faites à l’artiste, qu’il soit salarié ou non, compte tenu de la contribution qu’il apporte au développement culturel,
Rappelant l’importance, universellement reconnue sur le plan national et international, de la préservation et de la promotion de l’identité culturelle et du rôle, dans ce domaine, des artistes qui perpétuent les arts traditionnels ou interprètent le folklore national,
Considérant que les artistes doivent pouvoir étudier et, si nécessaire, assurer collectivement la défense de leurs intérêts communs et que, en conséquence, ils doivent avoir le droit d’être reconnus comme une catégorie professionnelle et de constituer des organisations syndicales ou professionnelles,
Considérant la nécessité de s’efforcer de tenir compte autant que possible de l’opinion des artistes ainsi que du public en général dans l’élaboration et la mise en oeuvre des politiques culturelles et, à cette fin, de leur donner les moyens d’une action efficace,
Considérant que l’expression artistique actuelle se manifeste dans les espaces publics et que ceux-ci devraient être aménagés en tenant compte de l’avis des artistes concernés,
Considérant en conséquence qu’une étroite collaboration entre architectes, maîtres d’oeuvre et artistes devrait être réalisée afin de définir une esthétique de la rue qui réponde aux exigences de communication et contribue efficacement à établir de nouvelles et réelles relations entre le public et son cadre de vie (…)"
In den Leitlinien der Empfehlung heißt es:
"Les États membres devraient faire en sorte que toute personne, sans distinction de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de condition économique ou de naissance, jouisse de la même possibilité d’acquérir et de développer la formation nécessaire à l’épanouissement et à l’exercice de ses talents artistiques, ainsi que d’obtenir un emploi et d’exercer sa profession sans discrimination. (…)"
Und weiter im Abschnitt zum sozialen Statut:
"Les États membres devraient promouvoir et protéger le statut de l’artiste en encourageant les activités artistiques, y compris l’innovation et la recherche, comme des services rendus à la collectivité. Ils devraient assurer les conditions nécessaires au respect et à l’épanouissement de l’oeuvre de l’artiste et les garanties économiques auxquelles l’artiste a droit en tant que travailleur culturel.
Les États membres devraient:
Accorder aux artistes une reconnaissance publique dans la forme qui convient le mieux à leur milieu culturel respectif et établir, là où il n’existe pas encore ou demeure inadéquat, un système susceptible d’accorder à l’artiste le prestige auquel il est en droit de prétendre;
Veiller à ce que l’artiste bénéficie des droits et de la protection prévus par la législation internationale et nationale relative aux droits de l’homme;
S’efforcer de prendre les mesures utiles pour que les artistes bénéficient des droits conférés à une catégorie comparable de la population active par la législation nationale et internationale en matière d’emploi, de conditions de vie et de travail, et veiller à ce que l’artiste dit indépendant bénéficie dans des limites raisonnables d’une protection en matière de revenus et de sécurité sociale;
Reconnaître le droit aux organisations professionnelles et syndicats d’artistes de représenter et de défendre les intérêts de leurs membres, et leur accorder la possibilité de conseiller les autorités publiques sur les mesures à prendre pour stimuler l’activité artistique et assurer sa protection et son développement." (extraits)
nen Ausbildung oder ausreichender Berufserfahrung. An dieser Stelle stockte bisher die Kulturpolitik der Regierungen des Großherzogtums, denn seit 1952 besteht zwar die Forderung nach eben dieser Grenzziehung zwischen Amateurismus und Professionalismus, aber niemand wollte sich bei der Aufstellung der Kriterien die Finger verbrennen. In einem Land, in dem mindestens 95% aller Kunstwerke entweder nebenberuflich oder "nach Feierabend" entstehen, ist dies im Grunde auch nicht verwunderlich. Kunst ist für 99,99% aller Luxemburger eine Freizeitbeschäftigung, die, wenn sie Erfolg hat, in Erstaunen versetzt, und wenn sie keinen Erfolg hat, deshalb nicht zum existentiellen Problem werden darf: ein arbeitsloser Stahlarbeiter ist ein soziales Problem – ein arbeitsloser Schauspieler oder ein verkannter Maler sollen sich selbst helfen und einen "ordentlichen" Beruf ergreifen (in dem sie dann auch arbeitslos und unterstützungswürdig werden dürfen). Die Luxemburger Kulturpolitik krankt in erster Linie an der fehlenden Anerkennung und Gleichberechtigung der landeseigenen künstlerischen Arbeiten als Arbeit für die Allgemeinheit. Dazu sei auf die nebenstehenden Auszüge aus der UNESCO-Empfehlung von 1980 verwiesen.
Nichts davon zählt bisher für den Künstler im Großherzogtum Luxemburg (zur Erinnerung: die UNESCO-Empfehlung stammt aus dem Jahr 1980!). Jeder Fortschritt scheiterte bisher bereits an der Weigerung der Regierung im Kunstbereich Angestelltenverhältnisse zuzulassen (wie z.B. in Frankreich), und damit befristet angestellten Künstlern die Möglichkeit der Arbeitslosenunterstützung zu eröffnen – im reichsten Land der Erde (laut Weltbank aus dem Jahr 1997!) eine Schande und ein Armutszeugnis für den politischen Willen der letzten Regierungen, denn schließlich hat auch eine luxemburgische Regierungskommission unter dem Vorsitz von Jacques Santer vor 17 Jahren den UNESCO-Text mitverabschiedet!
Die fehlende berufliche Anerkennung und der fehlende Respekt für die Kulturarbeit haben denn auch all die anderen dort aufgeführten Feststellungen und Vorschläge bisher in Luxemburg unmöglich gemacht, so auch das Mitspracherecht an den ästhetischen Veränderungen der Landschaften und Städte. Zwar gibt es vage Hoffnungen für ein Wiederaufleben des Nationalen Kulturrates, der dem Kulturministerium dann ab und zu einen guten Tip geben könnte, aber wann und wie dieser funktionieren kann, steht noch in den Sternen. In den letzten Jahren hätte ein "gut geölter"
Kulturrat eine starke Wirkung zeigen können: unter anderem wäre das Kulturjahr etwas anders verlaufen, das "Pei"-Museum sähe anders aus, stünde an einem anderen Ort und hätte bereits einen definierten Sinn und die Konzerthalle fände sich eines Tages nicht eingeklemmt zwischen EU-Bürogebäuden wieder, sondern da, wo Menschen wohnen! Einen Vorteil hat die Ausgrenzung allerdings: zumindest müssen keine Künstler für das abendliche Leerfegen, die architektonische Verschandelung und atmosphärische Sterilisation der Stadtzentren geradestehen.
Doch vor dem Kopfzerbrechen über Städteplanung steht auch für den anerkannten Künstler erst einmal die Betrachtung seiner eigenen Lebensbedingungen, die von der UNESCO wie folgt umrissen wird:
"Le mot ‚condition‘ désigne, d’une part, la position que, sur le plan moral, l’on reconnaît aux artistes définis ci-dessus dans la société sur la base de l’importance attribuée au rôle qu’ils sont appelés à jouer, et, d’autre part, la reconnaissance des libertés et des droits, y compris les droits moraux, économiques et sociaux, notamment en matière de revenus et de sécurité sociale, dont les artistes doivent bénéficier."
In den Leitlinien der Empfehlung betont die UNESCO weiter:
"Les États membres, reconnaissant le rôle essentiel de l’art dans la vie et le développement de la personne et de la société, se doivent en conséquence de protéger, défendre et aider les artistes et leur liberté de création. A cet effet, ils prendront toute mesure utile pour stimuler la création artistique et l’éclosion des talents, notamment par l’adoption de mesures susceptibles d’assurer la liberté de l’artiste, faute de quoi celui-ci ne saurait répondre à sa mission, et de renforcer son statut par la reconnaissance de son droit de jouir du fruit de son travail. Ils s’efforceront par toutes mesures appropriées d’augmenter la participation de l’artiste aux décisions concernant la qualité de la vie. Par tous les moyens dont ils disposent, les États membres devraient démontrer et confirmer que les activités artistiques ont un rôle à jouer dans l’effort de développement global des nations pour constituer une société plus humaine et plus juste et pour parvenir à une vie en commun pacifiée et spirituellement dense."
Der Kommentar hierzu fällt, was Luxemburg betrifft, sehr kurz aus: noch nie hat ein Kulturpolitiker oder ein Gremium im Land wirklich über die Rolle des Künstlers oder der Kunst in
Auch eine luxemburgische Regierungskommission unter dem Vorsitz von Jacques Santer hat vor 17 Jahren den UNESCO-Text mitverabschiedet.
der Gesellschaft des Landes grundsätzlich nachgedacht, denn sonst hätten Künstler bestimmte Rechte, und viele Probleme wären bereits gelöst (quod erat demonstrandum).
Statt dessen verteilte man punktuell Geld, ließ die Künstler wursteln und überließ sie sich selbst. Und deshalb haben es die meisten Künstler, nicht nur in Luxemburg, heute auch so schwer, oder besser gesagt "relativ schwerer". Dabei spreche ich nicht von der kleinen Zahl der Mega-Stars, die sich ihre Werke bzw. ihre Arbeit mit astronomischen Summen bezahlen lassen, Summen, die nur noch von einigen Sportlern und Topmanagern aus der Wirtschaft überboten werden. Nein, sie haben es heute deshalb relativ schwerer, weil der soziale Fortschritt in den meisten Ländern um die Künstler einen Bogen gemacht hat, so auch hier in Luxemburg.
Dafür gibt es mehrere Gründe: einerseits ist ihre Zahl im Vergleich mit anderen Berufsgruppen ziemlich klein, eine Tatsache, die sie die meisten Politiker vergessen läßt (außer sie können mit ihrem Namen und ihrem Ruhm direkt im Wahlkampf hilfreich sein). Andererseits sind Künstler nur seltenst Herdenmenschen. Ein Schuß Eitelkeit, eine Portion Egozentrik und meist ein ausgeprägter Individualismus verhindern eine Zusammenrottung und den Einsatz für gemeinsame Ziele. Viele Künstler sind so sehr auf die Ausübung ihrer Kunst versessen, daß sie schlechte Arbeitsbedingungen und unsichere Zukunftsaussichten in Kauf nehmen und, wenn es sein muß, auch noch zum halben Preis arbeiten.
Oder, und das ist die historisch gewachsene Besonderheit in Luxemburg, sie haben sich von Anfang an einen anderen Hauptberuf zugelegt, der ihr Kunstschaffen von jeglichem existentiellen Druck befreit, natürlich um den Preis der vollen Zuwendung zur Kunst und der wahren Karriere als Künstler. So sind denn auch viele luxemburgische Künstler mit ihrem Doppelleben zufrieden, wissend, daß sie sich einen gleichbleibend hohen Lebensstandard mit der Kunst alleine gar nicht leisten könnten. Dies wiederum bedingt ihre Skepsis jeder Neuordnung der Verhältnisse gegenüber, in der Angst, dann nur noch als "halbe" Künstler angesehen zu werden. Deshalb gibt es hier in Luxemburg nur wenige gewerkschaftliche Aktivisten (und ich spreche aus Erfahrung), die sich für grundlegende juristische und soziale Veränderungen einsetzen. Geklagt wird trotzdem, aber nicht zu öffentlich und meist nur über die stiefmütterliche Anerkennung ihrer Arbeiten, also den man-
gelnden Respekt vor der künstlerischen Schöpfung.
Das Beispiel der Industriearbeiter, die im vergangenen Jahrhundert begannen, ihre Stärke in der Gemeinsamkeit zu entdecken, sich zu Gewerkschaften zusammenschlossen und damit den allgemeinen sozialen Fortschritt in Gang brachten, ließ schon damals die meisten Künstler unbeeindruckt oder an ihrer Unfähigkeit zur Solidarität verzweifeln. Nur in Staaten mit sehr dynamischen Gewerkschaftsbewegungen (USA, Großbritannien, Frankreich, Kanada, etc.) entwickelten sich, quasi im Schlepptau, mächtige Künstlervertretungen, die zumindest einen Teil des sozialen Rückstandes aufholen konnten. Deshalb unterstreicht die UNESCO:
"Les États membres devraient assurer aux artistes, pour autant que nécessaire, par les mesures législatives et réglementaires appropriées, la liberté et le droit de constituer les organisations syndicales et professionnelles de leur choix ainsi que de s’affilier à ces organisations, s’ils le désirent, et faire en sorte que les organisations représentant les artistes aient la possibilité de participer à l’élaboration des politiques culturelles et des politiques d’emploi, y compris la formation professionnelle des artistes, ainsi qu’à la détermination de leurs conditions de travail."
Auch diese UNESCO-Empfehlung ist bisher spurlos an der luxemburgischen Kulturpolitik vorbeigerauscht.
Ein weiteres Problem des Künstlers ist die oft extreme Unregelmäßigkeit seiner Arbeit, die nicht immer nur vom Aufkommen und Schwinden schöpferischer Phasen bestimmt wird, sondern meistens von kurzfristigen und/oder kurzzeitigen Beschäftigungsverhältnissen, von Modeerscheinungen, heute auch sehr stark von den Massenmedien, von Glück und Pech, von allgemeinen wirtschaftlichen Entwicklungen und vielen anderen Umständen mehr, die nicht direkt vom Künstler oder seiner Arbeitswilligkeit abhängen. Auch bei der UNESCO hatte man sich dazu eine Empfehlung einfallen lassen:
"Les États membres sont invités à s’efforcer, dans leurs environnements culturels respectifs, d’offrir aux artistes salariés ou indépendants la même protection sociale que celle qui est habituellement accordée aux autres catégories de travailleurs salariés ou indépendants. Des mesures devraient être prévues pour étendre la protection sociale appropriée aux membres des familles à charge. Le système de sécurité
Viele Künstler sind so sehr auf die Ausübung ihrer Kunst versessen, daß sie schlechte Arbeitsbedingungen und unsichere Zukunftsaussichten in Kauf nehmen und, wenn es sein muß, auch noch zum halben Preis arbeiten.
sociale que les États membres seraient conduits à adopter, améliorer ou compléter devrait tenir compte de la spécificité de l’activité artistique, caractérisée par l’intermittence de l’emploi et des variations brusques de revenus de beaucoup d’artistes, sans impliquer pour autant une limitation de la liberté de créer, d’éditer et de diffuser leurs oeuvres. Dans ce contexte, les États membres sont invités à envisager l’adoption de modes de financement spéciaux de la sécurité sociale des artistes, par exemple en faisant appel à des formes nouvelles de participation financière soit des pouvoirs publics, soit des entreprises qui commercialisent ou exploitent les services ou les oeuvres d’artistes."
Ein Glück für die CLT-UFA, daß sie auf diesem Gebiet bisher von kulturpolitischen Entscheidungen verschont geblieben ist – im Gegenteil, die (zum Teil in den Aufsichtsräten sitzenden) Politiker haben ihr sogar die "schwere Last" des Symphonieorchesters abgenommen und zum Teil dem Staatssäckel aufgepfropft.
Natürlich gibt es auch so etwas wie regionale und nationale Kunsttraditionen, die, wenn sie "Größe" widerspiegeln und Bedeutung haben, dem Künstler in seinem Überlebenskampf helfen können – in vielen Fällen durch den Schulterschluß des Publikums mit "seinen" Künstlern. Sicher haben sich in der jüngeren Vergangenheit Verbesserungen für Künstler selten direkt durch den Streik einiger Kunstschaffender durchsetzen lassen. Meistens folgten sie der dadurch entstehenden Empörung des geneigten Publikums über den Grund des Arbeitskampfes, egal ob nun die Schließung eines Theaters, die Streichung von Finanzmitteln für Künstler und Produktionen in anerkannten und beliebten Kunstrichtungen oder die Ankündigung unsinniger oder diktatorisch geplanter Institutionen (s.o.) – Politik reagiert nunmal am schnellsten auf "zahlreichen" Druck (im Kulturleben Luxemburgs, meines Wissens nach, erst einmal geschehen, und zwar nach der Vorstellung des ersten Projektes für das "Pei"-Museum – leider hielt in diesem Fall der öffentliche Druck dem politischen Starrsinn trotz der Verweigerung des Dialogs seitens der Väter des Projektes nicht stand).
Leider gibt es in Luxemburg keine wahren Kunsttraditionen, keine Salzburger oder Bayreuther Festspiele, kein Festival de Cannes, keine Dokumenta, keine Theater-, Opern-, Ballet- oder Chortradition – Irrtum, es gibt doch eine: die "Letzebuerger Revue" (nein, nicht die Wochenzeitschrift), die alljährlich über 20mal im "großen" Theater vor über 20.000 Luxem-
burgern gespielt wird, ist, zumindest in der Sparte "Schauspiel", das Maß aller Dinge, ganz egal, ob man qualitativ mit Inhalt und Ausführung einverstanden ist oder nicht. Alle anderen Produktionen im Land gehören in die Rubrik "Minoritätenprogramm" – leider.
Deshalb ist auch das Stattfinden oder Nicht-Stattfinden und die Art des Zustandekommens von Produktionen und Veranstaltungen für die breite Öffentlichkeit ziemlich egal – und deshalb ist es auch für den Kulturpolitiker so einfach, ungestört und manchmal geradezu diktatorisch über das, was geschehen oder entstehen soll, zu bestimmen. Die Planung des Kulturjahres 1995 unter Ausschluß der Künstler war das beste Beispiel – und seither hat sich nichts geändert, denn auch das Veranstaltungsprogramm aus Anlaß der aktuellen EU-Präsidentschaft Luxemburgs wurde hinter für Künstlervertreter verschlossenen Türen zusammengestellt und beschlossen.
Der diesjährige Weltkongress der UNESCO in Paris zu den Erfolgen der Empfehlung von 1980 war allgemein ernüchternd. Nur in wenigen Staaten hat die damalige Empfehlung zu einem grundlegenden Umdenken geführt und deutliche Verbesserungen für die Künstler bewirkt. In vielen Ländern kam es zumindest zu punktuellen Verbesserungen. Luxemburg stellt aber sicher das einzige der sogenannten "reichen" Länder dar, in denen sich am Statut und der sozialen Absicherung des Künstlers gar
Leiner in: Lëtzebuerger Land
nichts verändert hat; vielleicht auch der Hauptgrund dafür, daß die Regierung Luxemburgs den von der UNESCO angeforderten Fragebogen zur rechtlichen Lage der Künstler im Land nicht fristgemäß zur Veröffentlichung in den Arbeitspapieren des Kongresses zurückgesandt hatte.
Der Kongress war jedoch in mehrerer Hinsicht von großer Bedeutung. Einerseits erlaubte er direkte Gespräche von Künstlern aus allen Erdteilen über ihre spezifischen und gemeinsamen Probleme, und andererseits verhalf er dem Ruf der Künstler nach mehr Gerechtigkeit und Anerkennung zu neuer Kraft.
Deshalb sei hier auf den zweiten Kasten mit Auszügen aus dem Entwurf der Schlußklärung, die nicht von einigen luxemburgischen
Querdenkern stammen, sondern von Künstlern der ganzen Welt formuliert wurden, verwiesen.
Während einer der Arbeitssitzungen im Pariser Hauptgebäude der UNESCO erlaubte ich mir zu bemerken, daß eine neue Empfehlung, in Anbetracht des Nachholbedarfes vieler Regierungen, auch der Luxemburger, den Unterschied zwischen Wunsch und Realität nur noch vergrößern würde, und die "Kulturpolitiker erst einmal die Empfehlung von 1980 nachlesen, sich dann in die Ecke stellen und schämen sollten". Etwas überrascht (aber dennoch stolz, denn es wurde mir versichert, es handele sich tatsächlich um meine Äußerung) fand ich diese Bemerkung, von der Arbeitsgruppenleiterin natürlich für die Politikeraugen entschärft, in folgender Form wieder:
Déclaration finale du Congrès mondial sur l’application de la recommandation relative à la condition de l’artiste, UNESCO, juin 1997
"Nous rappelons avec force que la faculté de créer est une capacité particulière, dont la puissance et l’originalité proviennent de l’artiste et qu’il importe d’encourager la révélation et l’épanouissement du talent de chacun, comme manifestation d’une liberté fondamentale.
Nous reconnaissons aussi que, dans le contexte des transformations qui marquent l’évolution des sociétés contemporaines, la création artistique représente un facteur déterminant pour la préservation de l’identité des peuples et la promotion du dialogue universel.
Ainsi sommes nous pleinement conscients de la contribution essentielle que l’art et les artistes apportent à une meilleure qualité de vie, au développement de la société et au progrès de la tolérance, de la justice et de la paix dans le monde.
Nous exprimons notre préoccupation face à la diminution des ressources publiques consacrées à la création artistique qui constitue une tendance générale.
Nous sommes convaincus que les artistes doivent participer à l’élaboration et à l’exécution des politiques culturelles nationales, à la fois pour veiller à une évolution de leur condition et pour mieux jouer leur rôle de conseil vis-à-vis des gouvernements et des collectivités territoriales.
Dans cet esprit, nous sommes conscients que la tendance à l’uniformisation des modes de pensée et des productions culturelles qui résultent souvent d’un critère de rentabilité immédiate ou maximale constitue un danger pour la diversité de la création. Tout en appréciant l’intérêt croissant du secteur privé vis-à-vis de l’encouragement à la création surtout lorsque sa contribution évite que des talents créateurs soient perdus par manque de moyens, nous souhaitons réaf-
réaffirmer l’importance de maintenir le financement public des arts.
L’enseignement artistique doit être introduit et développé dans l’éducation formelle et non-formelle à tous les niveaux. Le concours des artistes est une donnée indispensable dans le cadre d’une stratégie à définir en commun.
Dans chaque pays, 1 % au moins du montant global des ressources publiques devrait être consacré à la création artistique. Les nouvelles voies de financement privé, de la grande fondation à la petite entreprise, doivent être encouragées comme sources complémentaires, notamment pour appuyer la création et la diffusion des oeuvres contemporaines.
Compte tenu du rôle prépondérant de l’art, la création et l’expérience artistique dans le développement physique, émotionnel et sensitif des enfants et des adolescents, l’apprentissage et l’initiation des différentes disciplines doivent être considérées à parts égales avec les autres matières dans les systèmes éducatifs existants des États membres.
Le droit de l’artiste à un salaire digne pour l’exercice de sa profession … doit être réaffirmé.
Constatant une tendance croissante à la précarité de l’emploi et à l’insécurité laborale des artistes et interprètes, il convient de réaffirmer qu’aucun artiste ne devrait être discriminé en termes de fiscalité, sécurité sociale et liberté d’association, en raison de son statut laboral et reconnaître aux associations et syndicats représentatifs des artistes professionnels le droit à la négociation collective pour l’ensemble des professionnels ainsi que celui d’être associés au processus de décisions de toute nature affectant leurs intérêts." (extraits)
"Constatant que la Recommandation relative à la condition de l’artiste (1980) reste toujours d’actualité et regrettant que sa mise en oeuvre se soit limitée à un nombre très réduit d’États, le Congrès invite l’UNESCO à renforcer sa diffusion par tous les moyens et à hâter sa relecture par tous les États membres. La création d’un mécanisme de suivi périodique avec le concours des ONG internationales représentant les artistes chargé d’analyser les progrès accomplis dans les différents États, de faire rapport aux organes directeurs de l’Organisation et de proposer des initiatives visant à la promotion de la Recommandation est vivement recommandée."
Schön wäre es, wenn wir Künstler den Politikern auch zwischen den Wahlen tatsächlich ab und zu auf die Finger klopfen könnten, wenn sie ihre Arbeit wieder einmal nicht ordentlich gemacht haben. Doch bis dahin ist noch ein weiter Weg und heute gilt, wie vor 158 Jahren, als das Großherzogtum unabhängig wurde:
Voll-Berufskünstler sein in Luxemburg ist wie Roulette in Bad Mondorf; wer Glück hat, gewinnt und "überlebt", einige wenige in der Bildenden Kunst sogar ganz gut. Die meisten jedoch verzweifeln und lassen die Kunst fallen oder wandern ab. Dem Nachwuchs kann man weiterhin nur raten: "Geh zum Erlernen des Berufes und zur späteren Arbeitssuche ins kunstfreundlichere Ausland oder such dir hier einen sicheren und gut bezahlten Job und künstele nebenbei oder versuche, eine(n) verständnisvolle(n) Lebenspartner(in) zu finden, der(die) dich ernährt – denn die verantwortlichen und hoch bezahlten Kulturpolitiker des Landes verstehen immer noch nichts von beruflichem Künstlertum" – oder sie wollen einfach nicht!
Konrad "Conny" Scheel
Photograph, Schauspieler und Vorstandsmitglied der Künstlergewerkschaft OAGL
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