Guernica a.s.b.l.
Une nouvelle ONG de sensibilisation politique
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Fondée en 1996, l’a.s.b.l. GUERNICA se veut une association de personnes organisatrice de rencontres (conférences, débats, expositions, etc.), cherchant à diffuser auprès d’un large public divers points de vue politiques, philosophiques, religieux et artistiques. Le nom de Guernica (petite ville du Pays Basque bombardée par la «Légion Condor» en 1937) a été choisi pour sa force symbolique qui fait appel à la fois à notre Mémoire, à notre Vigilance et à notre Combativité.
Trois personnes sont à l’origine de la création de Guernica. Luc Koedinger, ébéniste-restaurateur; Frédéric Humbel, historien de l’art; Ramon Vilardell, licencié en philosophie et fonctionnaire européen au Luxembourg. Guernica est membre des «Amis du Monde Diplomatique» (Paris).
La motivation à la base de l’activité de Guernica n’est autre que l’humble mais ambitieuse volonté de contribuer autant que possible à
secouer un peu nos consciences, à les chasser de la torpeur dans laquelle elles ont tendance à glisser tout naturellement… Notre association se donne pour mission d’être une sorte de relais pour toutes ces voix et opinions qui s’insurgent contre l’état actuel des choses, tout en lui faisant face avec un maximum de courage critique.
Ce malaise ambiant, cette impasse générale dans lesquels nous sommes plongés exige de nous tous, si nous voulons en sortir, un grand effort d’imagination; bien qu’évidente et maintes fois proclamée, cette affirmation n’en reste pas moins toujours vraie. Guernica l’entend dans le double sens d’un effort d’élucidation et de transformation de nos comportements. Certes, il s’agit en réalité d’un seul et même mouvement, mais nous croyons néanmoins important de comprendre et de faire comprendre qu’il comporte deux volets distincts.
D’une part, il est impératif de dénoncer le vaste et complexe (bien que simple dans son essence) mécanisme de mystification et d’assujettissement dans lequel l’Europe et une grande partie du monde sont empêtrés: un système fondé sur le matérialisme et par conséquent sur la peur; un ordre bâti sur l’esclavage psychologique, voire physique, et au nom de chimères, d’idolâtries, d’obscurantismes, de fétichismes axés sur l’accaparement, la vitesse, la facilité consommatrice; en somme, une sorte d’idéologie visant à rendre faible pour mieux manipuler, exploiter et dominer. Il va de soi que pour dénoncer, il faut d’abord comprendre; voilà déjà tout un programme… Mais cela n’est pas tout, cela ne peut pas être tout.
Il faut également que la compréhension s’accompagne d’un effort – souvent douloureux – cherchant à débusquer au sein de nous mêmes
tout le leurre et toute la fausseté que le pouvoir est parvenu à y «inoculer» (que ce soit subrepticement ou par simple bombardement répétitif). L’affranchissement collectif commence par l’affranchissement de chacun d’entre nous, puisque finalement nous sommes tous tombés dans ce piège: nous sommes, nous baignons tous dans la peur (c’est à dire dans l’une ou l’autre de ses formes: méfiance, angoisse, agressivité, désespoir etc.).
Il est déjà très bien de s’attaquer au cynisme et à l’injustice régnantes, mais le faire en tirant son épingle du jeu revient, au bout du compte, à une sorte de lâcheté, laquelle, qui plus il est, sert les intérêts de ce que l’on critique. Disons-le sans ambages: la gauche traditionnelle n’a pas été à la hauteur de ses espoirs, en tout cas pas des nôtres… jouer à être les fous du Roi, sa bonne conscience ou à ceux qui dorent la pilule que l’on cherche à administrer aux sujets, sont des rôles qui nous répugnent de plus en plus. Guernica voudrait par conséquent se ranger aux côtés de ceux qui réussissent à contester le misérable ordre établi sans pour autant tomber dans l’une ou l’autre forme de connivence ou de dépendance inspirées par des complexes ou des convoitises quelconques. Le pari est difficile, mais c’est pour cette raison même qu’il vaut la peine d’être tenu. Oui, nous voulons protester, résister contre cette immonde Pax Romana dans laquelle nous nous enlisons et ensevelissons tous chaque jour davantage, et le faire sans devenir «raisonnables» à la moindre difficulté.
Guernica compte actuellement 31 membres. Toute personne partageant nos points de vues et adhérant à nos objectifs est la bien venue. Quiconque souhaite recevoir régulièrement des informations concernant les actes organisés dans le futur ou bien se renseigner comment devenir membre de l’association, peut nous contacter aux numéros et adresses suivants:
Tél./Fax: 43 59 58
GUERNICA asbl
10, rue de Bourgogne
L-1272 LUXEMBOURG
Actes co-organisés par Guernica jusqu’à présent:
- «30 ans déjà»: Projection «Les adieux de J. Brel à L’Olympia en 1966». Documentaire sur le dernier concert de J. Brel à L’Olympia. (octobre et novembre 1996).
- «Terreur africaine»: Rwanda, Burundi, Zaïre ; les racines de la violence. Conférence de la journaliste belge spécialisée en questions africaines Colette Braeckman, 10 mars 1997.
- «L’Europe, pour ou contre nous ?». Conférence/débat tenu par André Hoffmann et par Gérard de Sélys, 28 mai 1997.
- Conférence «Une alternative pour l’Europe», avec Christophe Aguiton et Christian De Brie, 14 novembre 1997.
- «Faktor 10 – ein Bündnis für Arbeit und Ökologie», conférence dans le cadre des Rencontres pour une autre Europe avec Willy Bierter, 19 novembre 1997
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