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Un projet pédagogique et structurel pour un lycée à plein temps élaboré par un groupe indépendant de professeurs avec le soutien du MENFPS, de l’APESS, de la FAPEL et de la CNEL/SDL
Notre société a beaucoup changé ces dernières années, alors que l’école a relativement peu bougé. Pourtant, la transmission des savoirs selon les méthodes traditionnelles est de moins en moins efficace.
En plus des savoirs, la société moderne fait appel à des compétences. Nous voulons en relever deux, caractéristiques de la vie professionnelle respectivement de la vie sociale:
- coopération: dans le monde professionnel, le travail en équipe s’est généralisé.
- participation: il est souhaitable que le plus grand nombre de citoyens s’engagent activement dans la vie sociale.
Citons à cet égard la déclaration gouvernementale: "Nous voulons faire de notre société une société participative, où celui qui veut exprimer son avis pourra (…) participer aux décisions."
Notre projet entend concilier savoirs ET compétences. Il s’avère en effet que les compétences sociales sont précisément celles qui permettent d’améliorer la transmission des savoirs.
Pour intégrer ces compétences, l’école manque de TEMPS. Nous voulons favoriser la communication quotidienne à tous les niveaux: entre élèves, entre professeurs et entre élèves et professeurs. Cela ne va pas sans étendre le temps passé à l’école.
Le modèle que nous proposons est un lycée à plein temps de type ouvert qui fonctionne 5 jours par semaine, de 8 à 15.30 heures et facultativement jusqu’à 18 heures.
Le but est de situer le travail à l’école.
Pour cela, il faut que les conditions de travail y soient meilleures qu’à la maison, aussi bien pour les élèves que pour les professeurs.
Le travail situé à l’école libère le "temps libre" et rend les élèves plus disponibles à la maison.
Finalement, situer les "travaux à domicile" à l’école est un moyen de favoriser l’égalité des chances des élèves.
Concrètement, la journée scolaire telle que nous l’envisageons comprend trois cours à 90 minutes et des espaces importants entre les cours.
Les cours de 90 minutes se distinguent par une alternance entre présentation par le professeur et activation des
élèves. Les savoirs exposés par le professeur sont directement appliqués par les élèves, travaillant tantôt individuellement, tantôt en groupe. Ceci donne par ailleurs l’occasion aux élèves et aux professeurs d’évaluer continuellement l’acquisition des connaissances et de prendre sans détour des mesures appropriées.
La coopération dans les cours donne aux élèves l’assurance nécessaire pour travailler de façon autonome en dehors des cours.
Faire preuve d’autonomie signifie en effet être capable de doser avantageusement la préparation individuelle et l’échange avec autrui. Les élèves auront la possibilité de travailler seuls et silencieusement, de travailler à plusieurs, de se documenter dans la bibliothèque, de profiter du matériel informatique et de s’adresser aux professeurs disponibles. Il est prévu en effet que des professeurs se tiennent à disposition des élèves afin de les appuyer individuellement au niveau des contenus et au niveau des méthodes de travail. Suivant leur âge, les élèves sont évidemment plus ou moins encadrés par des éducateurs qui les assistent dans l’organisation du travail.
Outre la préparation libre, l’espace entre les cours est ouvert aux activités complémentaires. Si l’école veut évoluer dans le bon sens, elle doit être en contact permanent avec le monde professionnel et social. Ainsi elle doit fournir aux élèves et aux professeurs l’occasion de se rendre dans les entreprises et dans les institutions. Nous avons conçu l’activité complémentaire comme un tra-
AUX ÉLÈVES DES ÉCOLES
IL EST DÉFENDI
- 2017年1月1日,公司与上海浦东发展银行股份有限公司签订了《关于使用部分闲置募集资金进行现金管理的协议》,同意公司使用不超过人民币5,000万元的闲置募集资金进行现金管理。
vail d’une année où élèves et professeurs intéressés par un sujet particulier se mettent ensemble, font des recherches, se partagent le travail et s’adressent à des "spécialistes" pour avoir des informations et des réponses. Nous entendons privilégier certains domaines comme la connaissance du monde professionnel, mais aussi la valorisation de l’artisanat tout comme l’éducation civique et politique.
En ce qui concerne le professeur, tout cela signifie pour commencer plus de satisfaction dans l’exercice quotidien de son métier. Ses conditions de travail à l’école doivent être agencées de façon à rendre plus efficace et plus agréable la préparation des cours. Nous pensons par exemple à des concertations au niveau des objectifs, à des mises en commun du matériel didactique, à des échanges d’expériences. Il n’est pas question par contre d’étouffer la liberté pédagogique du professeur ni d’augmenter sa tâche d’enseignement. Sa disponibilité au cours de la préparation libre des élèves et sa participation aux activités complémentaires occupent entre 2 et 4 heures par semaine.
Finalement, si l’école veut préparer à la société participative, il faut que son fonctionnement intègre des décisions et propositions représentatives de la communauté scolaire entière. A cette fin, nous avons conçu des structures participatives basées sur la participation des professeurs, des élèves et des parents de toutes les classes. Chacun aura l’occasion de proposer à tous ses collègues respectivement à toute la communauté une amélioration des conditions de travail. Les décisions essentielles se prennent au niveau d’un conseil d’établissement qui regroupe la direction et les représentants des professeurs, des élèves et des parents.
Notre projet n’a aucune prétention nationale. Il s’inscrit dans une logique d’autonomie définie par une diversification des méthodes et des structures.
Lycopa (www.lycopa.lu)
Jeannot Medinger, Guy Wagner, Lex Speller, Marc Heyart, François Mersch, Simone Marson, Jean Majerus, Mehmed Özen, Bert Hoscheit, Jerry Kreins, Angie Adam, Claude Meyers
LYCOPA asbl
invite tous les enseignants et éducateurs à la
Rencontre-débat
dans le cadre de la formation continue du SCRIPT
Savoirs de base :
"Wat bleiwt no der Schoul ?"
"Op wat kann ee bauen ?"
le jeudi 3 mai à 14.15 heures au Centre Universitaire
162 A, avenue de la Faïencerie
Luxembourg-Limpertsberg
Objectif :
susciter un questionnement sur le sens de l’école et les tâches des formateurs
BAUDOUIN JURDANT, professeur en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 7
MICHÈLE KIRCH, directrice du département des sciences de l’éducation à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg
STELLA BARUK, professeur de mathématiques, chercheur en pédagogie, auteur du Dictionnaire des Mathématiques Élémentaires aux Editions du Seuil
Prière de s’inscrire avant le 6 avril 2001 auprès du S.C.R.I.P.T. – Formation continue 29, rue Aldringen L-2926 Luxembourg, à l’adresse électronique pascale.petry@ci.educ.lu ou au numéro de téléphone 478-5274
Informations : www.lycopa.lu et medje@pt.lu
Actuellement, l’école tend vers un enseignement compacté à l’extrême. Les cours de 45 minutes, 6 cours d’affilée, empêchent l’activation des élèves. Le travail d’appropriation est relégué à domicile. Cela renforce bien sûr les inégalités sociales.
Il n’est pas tenable que l’école compte sur la collaboration des parents en ce qui concerne la pure transmission des connaissances. Si l’on veut responsabiliser les familles, il convient au contraire de libérer les élèves à domicile. Nous sommes pour une distribution nette des responsabilités entre école et famille.
On peut très bien prolonger le weekend, mais à condition d’optimiser le travail réparti sur les cinq jours restants.
L’ample succès de l’horaire aménagé montre que la présence à l’école est vécue comme un mal nécessaire.
Le travail à domicile est une façon traditionnelle d’apprendre dans le silence et dans la solitude. Mais il existe d’autres façons d’apprendre souvent plus efficaces et surtout plus adaptées à notre temps en ce sens qu’elles intègrent l’exercice des compétences sociales utiles et nécessaires dans le monde professionnel et dans la société participative que nous visons.
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