Europäische Bischöfe bevormundet?
aus: Orientierung 5, März 1993
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Letzten Oktober in Santo Domingo wurde der Versuch gemacht, den CELAM, den Rat der Lateinamerikanischen Bischöfe, gefügig zu machen. Die afrikanischen Bischöfe, die am 10. April 1994 in Rom zu ihrer Sondersynode zusammenkommen sollen, sind die nächsten für diese Behandlung. Weitgehend unbemerkt, ohne viel Aufhebens oder Publizität, wurden die europäischen Bischöfe gerade noch vor Weihnachten des letzten Jahres unter Kontrolle gebracht. Um diesen Vorgang zu verstehen, muß man auf die europäische Sondersynode von November/Dezember 1991 zurückblenden. (1)
Diese Synode war eine Chance für die europäischen Bischöfe aus Ost und West, die Lage in Europa nach den dramatischen Ereignissen 1989 neu zu beurteilen. Es war keineswegs ihr erstes Zusammentreffen. Seit 1975 hat der CCEE, der Rat der Europäischen Bischofskonferenzen, regelmäßig Symposien abgehalten. (2) In dieser Zeit hat er drei Präsidenten gehabt: Kardinal Roger Etchegaray, jetzt Präsident des internationalen Rates von Justitia et Pax, den geistigen Vater des CCEE, Kardinal Basil Hume, Erzbischof von Westminster, und den jetzigen Präsidenten, Kardinal Carlo Maria Martini von Mailand, der in der italienischen Presse als heißer Tip für das nächste Konklave gehandelt wird.
Man hätte erwarten können, daß Papst Johannes Paul II., der als Erzbischof von Krakau Mitglied des CCEE gewesen war, den europäischen Bischöfen für ihre gute Arbeit gedankt und sie aufgefordert hätte, die neuen Mitglieder aus Rumänien, der Ukraine und den baltischen Republiken, die den Katakomben entstiegen waren, willkommen zu heißen. Der praktische Weg, dem CCEE zu helfen, hätte darin bestanden, ihn personell und finanziell zu stärken, um die europäische Solidarität noch besser verwirklichen zu können.
An der Synode machte Kardinal Martini die eigentlich selbstverständliche, aber doch wenig beachtete Feststellung, die Kollegialität der Bischöfe, der affectus collegialis, beruhe auf Freundschaften unter Bischöfen, einschließlich des Bischofs von Rom, der ja schließlich auch ein "europäischer" Bischof sei. Persönliche Kontakte zwischen Kirchenführern
könnten helfen, die Einheit des weiteren Europa zu bauen und Europa seine Ganzheit wiederfinden zu lassen. Dies könnte geschehen, nach einem berühmten Wort, cum Petro et sub Petro, d. h. mit und unter Petrus.
Die Phantasievorstellung, die europäischen Bischöfe würden versuchen, eine Art alternatives oder paralleles Lehramt zu errichten, verdient es, im Tiber versenkt zu werden, wie sich an der Europa-Synode gezeigt hat.
Doch dieses Bild vollständiger Harmonie wurde arg durcheinander gebracht durch einen Abschnitt in Papst Johannes Pauls Schlußansprache an die Synode von 1991. Wenn man dafür eine Untertreibung sucht, könnte man sagen, es sei eine Brüskierung des CCEE gewesen.
Johannes Paul erklärte: "Damit der "affectus collegialis und die communio hierarchica (vgl. Lumen gentium, 22) des Hauptes und der Glieder des Bischofskollegiums, die während der Bischofssynode so wunderbar gelebt wurden, immer mehr zum Wohl der Evangelisierung Europas verstärkt werden, bitte ich die delegierten Präsidenten, den Relator, den Generalsekretär und die Spezialsekretäre, analog zur Arbeit des Generalsekretariats der Bischofssynode die Aufgabe zu übernehmen, mir innerhalb eines Jahres einen konkreten Vorschlag für eine Struktur vorzulegen, die sich der Erreichung der Vorhaben der Synode widmet."
Weshalb eine neue "Struktur" erfinden, wenn schon eine existiert, um genau diese Aufgabe zu erfüllen?
Nach einjährigen Überlegungen hinter verschlossenen Türen legte dieses Gremium einen Plan vor, der umwerfend in seiner Einfachheit und verheerend in seinen Wirkungen ist.
Le véritable enjeu de cette tendance récente du cinéma américain: la peur de la femme!
mais du moins arrive-t-elle immédiatement après le dénouement pour récupérer son mari qui, en comparaison avec les héros des films précédemment cités, l’aura en définitive échappé belle!
L’extase se révèle également fatale dans "Basic Instinct" dans lequel une femme assassine régulièrement ses amants au moment décisif en leur enfonçant un pic de glace (objet phallique s’il en est!) dans le corps! Le protagoniste (encore Michael Douglas) enquête sur l’affaire et finira par jouer avec le feu (si l’on peut dire en l’occurrence) en devenant l’amant de la principale suspecte. L’homme n’est pas marié, il n’est donc ici pas question d’adultère mais l’idée initiale est la même: toute relation sexuelle pratiquée hors mariage est dangereuse. La femme fatale incarnée par Sharon Stone est la tentatrice par excellence: habillée d’une robe blanche qui n’a rien d’innocent, cette femme à la sexualité agressive prend un malin plaisir à exciter les hommes qui l’interrogent. Non contente de le dévoyer sexuellement, elle encourage de plus le héros à se remettre à boire et à fumer!
Le mérite de "Basic Instinct" réside dans une certaine ambiguïté morale: on ne saura jamais si la suspecte est ou n’est pas la meurtrière et elle ne sera pas punie. Au contraire, le héros continuera à braver le danger et restera l’amant de cette femme d’autant plus menaçante qu’elle est bisexuelle, c’est-à-dire qu’elle est susceptible de vivre sa sexualité (et de vivre tout court) en se passant des hommes.
Parce qu’il ne joue pas la carte des bons sentiments et de la famille réuni fiée, "Basic Instinct" dévoile peut-être plus clairement que les autres films de la série le véritable enjeu de cette tendance récente du cinéma américain: la peur de la femme! Car enfin, le
SIDA, et le danger réel qu’il apporte dans les relations sexuelles, n’est pas seul en cause. A un collègue qui lui conseille de se servir d’un préservatif, le héros de "Basic Instinct" répond que le SIDA est bien le moindre des dangers qui le guettent! D’ailleurs, les personnages principaux de ces films sont toujours des hommes et le danger vient toujours de la femme, jamais le contraire!
Tout se passe donc plutôt comme si le cinéma américain, qui s’est toujours méfié des femmes (bonnes, dans les westerns, elles veulent domestiquer les hommes; mauvaises, dans les films noirs, elles les pervertissent), avait trouvé dans le SIDA un prétexte pour jeter une nouvelle fois l’anathème sur la gente féminine.
A l’exception de "Basic Instinct", tous les films cités ci-dessus divisent les femmes en deux catégories bien connues: la maman et la putain. Toute femme qui n’est pas l’un est forcément l’autre. Or, alors que la mère est "une grande institution aux Etats-Unis" (2), face à elle, la femme sans famille n’a qu’un but dans la vie: arracher à l’homme son innocence et sa pureté, ce qu’elles font toutes dans les films cités. Dans ses "Grands thèmes du cinéma américain", Michel Cieutat conclut: "Hollywood regarde ces filles d’Eve à travers son filtre machiste, misogyne et puritain, puis les condamne sans le moindre appel". (2)
Si le cinéma américain sent la famille si gravement menacée par la simple existence de celles qui vivent en-dehors de cette institution, c’est sans doute aussi parce que celle-ci est plus fragile qu’Hollywood ne veut bien l’avouer. Dans un article sur "Cape Fear" (où l’infidélité supposée du mari ne déclenche pas directement le drame mais est l’un des enjeux d’une histoire dans laquelle la sexualité est toujours mise au premier plan et le cauchemar que vit le héros présenté comme une "punition" divine), Jacqueline Na-cache remarque dans la "Revue du Cinéma" que, dès le début, "la vie bourgeoise des Bowden et de leur fille, bâtie plus ou moins solidement sur les limites de l’hypocrisie ordinaire, était condamnée à l’échec" (3). Cette constatation pourrait s’appliquer aux couples des autres films cités.
Bien sûr, tous les films ne sont pas aussi schématiques dans leur approche de la sexualité en général et de l’adultère en particulier. Dans "Jungle Fever", Spike Lee part par exemple des mêmes bases (un homme aisé, bon père et bon époux, trompe sa femme avec une collègue de bureau) mais complique l’histoire en y introduisant le problème de l’amour interracial. Cependant, la femme n’est pas condamnée et le problème sentimental et familial est décrit avec davantage de nuances.
Les cinéastes européens traitent aussi le problème des relations sexuelles, mais de façon nettement moins schématique et surtout moins moralisante. "Après l’amour" de Diane Kurys en est un bel exemple dans lequel Bernard Gireaudau se partage entre Isabelle Huppert et Lio. "Damage" de Louis Malle semble en revanche se rapprocher du schéma américain puisque le mari infidèle y perd son fils, sa famille, sa carrière et sa maison, mais Malle tire son film davantage vers la tragédie tout en jouant sur le thème de la femme fatale comme sur celui de l’hypocrisie de la vie familiale.
"Consenting Adults"
Dann wäre es für das CCEE "logisch", Kardinal Ruini zum Präsidenten zu wählen. Die Osteuropäer würden sicher den Schluß ziehen, daß dies der Wunsch des Heiligen Vaters ist.
Aber auch wenn eine Präsidentschaft Ruinis abgewendet werden könnte und Glemp diese Aufgabe übernähme, wäre der Umzug nach Rom eine unglückliche Sache. Er würde den CCEE praktisch auf eine Abteilung der römischen Kurie herabstufen, ohne Eigeninitiative und Unternehmungsgeist.
Auch in der Ökumene würde dies einen großen Verlust an Glaubwürdigkeit bedeuten, denn im Augenblick ist der CCEE das einzige Forum der freundschaftlichen Begegnung zwischen Katholiken und Orthodoxen. Die Kollegialität in Europa würde zu einer bloßen Formalität oder gar zu einer Farce reduziert.
Und was das Schlimmste ist: Wenn man auf diese Nachteile aufmerksam macht, wird man einer illoyalen oder "anti-römischen" Haltung bezichtigt. Wahrscheinlich hilft es auch nicht viel, festzuhalten, daß die Satuten des CCEE, die zuletzt 1981 bestätigt wurden, nur mit einer Zweidrittelmehrheit abgeändert werden können.
Peter Hebblethwaite,
Oxford, Aus dem Englischen übersetzt von Werner Heierle in: Orientierung, Nr.5, März 93.
(1) Vgl. N.Klein, Sondersynode über Europa, in: Orientierung 56 (1992), S.1-4, S.14-16; P.Hebblethwaite, Was bleibt von der Sondersynode über Europa? in: Orientierung 56 (1991), S.58-60
(2) Vgl. Die europäischen Bischöfe und die Neu-Evangelisierung Europas. Rat der Europäischen Bischofskonferenzen (CCEE), Bonn 1991 (Stimmen der Weltkirche, Europa, Bank 32).
(3) Die Eröffnungsrede des Papstes vom 1.Dez.1992 ist abgedruckt im Osservatore Romano, 3.Dez.1992, S.4; im Osservatore Romano deutsch, 11.Dez.1992, S.7; die beiden Zitate S.7.
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