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L’émigration est une injustice grave dont il ne suffit pas de décrire les symptômes, mais dont il faut dénoncer les causes. Celles-ci résident dans un développement économique et social déséquilibré, qui fait payer aux pays pauvres concernés une grande partie du bien-être des pays riches.
La femme immigrée est victime d’une exploitation systématique en tant que femme, en tant qu’étrangère et en tant que travailleuse, et chacun de ces trois attributs est porteur de problèmes et de confrontations. La femme méditerranéenne, de par sa culture, est soumise à son mari, elle est sa propriété. C’est lui qui prend les décisions importantes concernant sa vie, la vie de sa femme et de ses enfants. Il cherche du travail à sa femme, il décide du nombre des enfants. La femme est responsable du foyer, ce qui veut dire que tout doit être préparé et organisé en fonction des besoins du mari. L’homme est encore le facteur déterminant dans l’éducation des enfants à partir de l’âge de la raison.
Normalement la femme étrangère suit son mari dans l’immigration quand celui-ci a trouvé un travail stable et un logement quelque peu décent. Dans un premier temps, elle sera beaucoup plus marquée par l’isolement et la rupture avec le milieu familial. Elle est parachutée dans un autre monde, où tout est différent: l’environnement, la culture, la mentalité et la langue. Son mari, qui souvent est dans l’immigration depuis un certain temps, connaît déjà les endroits où s’adresser quand il y a des problèmes, il a déjà son cercle d’anis (souvent des gens du même village) et ses compatriotes au travail.
Dans toute civilisation, la femme est porteur de la culture et des traditions qu’elle est chargée de transmettre à ses enfants. Chez l’immigrée, il y a une confrontation de deux cultures, d’un côté la culture de son pays d’origine riche en traditions (p.ex.
accueil et hospitalité) qu’elle doit communiquer à ses enfants et d’autre part il y a heurt avec notre culture et mentalité de pays capitaliste, qu’elle apprend à connaître à travers son lieu de travail et ses enfants.
Les immigrées, venant de pays où la religion catholique joue encore un rôle considérable, sont surtout considérées en tant que mère et femme au foyer. La religion et la mentalité de son pays ont inculqué à la femme une profonde soumission à son mari et ce n’est qu’après un séjour plus ou moins long à l’étranger qu’elle commence à s’affranchir de cette soumission.
Les facteurs économiques contraignent souvent la femme à se procurer un travail. À cause du manque de formation professionnelle, la femme immigrée est obligée de se procurer un travail délaissé et déconsidéré par les Luxembourgeoises. Ce sont les femmes immigrées qui font donc les travaux les plus durs et les plus sales.
Dans la mentalité de son pays d’origine, une femme obligée d’aller travailler comme domestique dans un autre foyer est très déconsidérée et, de retour à son pays, elle ne dira jamais à ses connaissances qu’elle a dû travailler à l’extérieur de sa maison.
Mais très souvent, la femme immigrée, de par son travail et par ses enfants, arrivera à s’adapter beaucoup plus vite à son nouveau milieu que son mari. Ce temps d’adaptation est plus ou moins long selon ses contacts avec le milieu d’accueil, mais une fois adaptée elle refuse souvent de retourner dans son pays d’origine. Une fois rentrée, elle devrait de nouveau vivre comme si elle n’avait jamais quitté son pays et elle devrait faire abstraction de toutes les expériences et connaissances qu’elle a acquises à l’étranger.
Sim
Je mehr du deine Frau prügelst, desto besser wird sie für dich kochen. Russisches Sprichwort
Die Völker des Ostens sind vernünftiger und gerechter, indem sie die Frauen als Eigentum des Mannes erklären. Die Natur hat sie auch in der Tat zu unsern Sklavinnen bestimmt. Auf eine, die uns Gutes gewährt, kommen hundert, die uns zu Torheiten verleiten. Napoleon I.
Lebensgefährtin ist ein Wort, das von Lebensgefahr abgeleitet ist. Unbekannt
Ein Frauenzimmer, das denkt, ist ebenso ekel, wie ein Mann, der sich schminkt. Lessing
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