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Plutôt que de faire de savants commentaires sur la situation en Pologne, j’aimerais souligner un seul aspect. Les négociations entre grévistes et Gouvernement à Gdansk ont été transmises par haut-parleur à tous les ouvriers du chantier naval et ainsi à l’opinion publique.
Imaginez les négociations à l’ARBED et les syndicats ou alors celles de la tripartite transmises à tous les ouvriers de la firme qui sont à peu près aussi nombreux que ceux du chantier naval Lenine de Gdansk. Le fait que le personnel de l’ARBED soit réparti sur de nombreux lieux de travail ne serait certainement pas un obstacle si volonté pareille existait.
Parlions que si tous ceux qui au Luxembourg ont salué la révolte ouvrière polonaise contre le joug communiste y mettaient du leur, pareille procédure pourrait être rapidement introduite au Luxembourg pour le plus grand bien de la démocratie … Il me semble même y avoir urgence au niveau politique aussi pour pareille transparence, étant donné que les plus importantes décisions sont préparées voir prises dans des commissions, Conseil Economique et Social etc. c’est-à-dire à l’exclusion du public sans contrôle des électeurs. Serge
LES ‚FOUS‘ ITALIENS
‚Vous venez avec, demain je passe à l’hôpital psychiatrique de Florence‘. Cette invitation d’un ami italien- agent des postes- nous l’acceptons volontiers. Antonio passe régulièrement à l’hôpital pour parler avec les malades, ou ce qui en reste plutôt. En effet, une loi italienne votée il y a quelques années prévoit la dissolution des hôpitaux psychiatriques, le traitement des malades dans des hôpitaux normaux, la décriminalisation des malades (qui ne perdent plus leurs droits civiques et politiques). Ne restent donc dans l’hôpital que des malades qui, habitués à l’hôpital ne peuvent plus guère en sortir. Mais cette vie à l’hôpital n’a pas grand-chose en commun avec le centre pénitencier, j’allais dire d’Ettelbruck.
L’entrée est très discrètement surveillée et un effort maximum est fait pour faire participer les malades à la vie du quartier. Lors de notre visite nous avons
(Dessin de PLANTU.)
assisté à une conversation thérapeutique. Très vite nous avons été amenés à participer. Le psychothérapeute nous a présentés et nous a traduit les réactions des malades en français. C’est alors qu’un malade s’est mis à converser en français avec nous et à nous questionner sur le Grand-Duché.
Par après nous avons longuement discuté avec le thérapeute sur la genèse de la réforme. Il est évident que ce changement n’a pu se faire que parce qu’appuyé par des forces sociales puissantes. En Italie les partis de gauche et les syndicats ont réussi à convaincre la D.C. tout comme ils ont réussi à la convaincre pour l’introduction d’une médecine gratuite sur le modèle anglais.
Faut-il s’étonner que ces 2 grandes réformes ainsi que d’autres initiatives italiennes soient systématiquement ignorées par la presse luxembourgeoise, qui préfère s’étendre sur l’ingouvernabilité de l’Italie. Serge
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