Chères lectrices, chers lecteurs
La fin des vacances approche, bientôt reprendront les travaux parlementaires et on parlera peut être moins des coutumes vestimentaires sur les plages françaises. Une nouvelle, qui est restée plutôt inaperçue au Grand-Duché, nous est arrivée de l’autre côté de l’Atlantique: après plus de 50 années de conflit, les FARC et le gouvernement colombien sont arrivés à un accord (à approuver par la population dans un référendum en octobre). Il paraît que la diplomatie – dans ce cas-ci notamment la diplomatie norvégienne – a démontré qu’avec beaucoup de patience, il est possible d’établir la paix par le dialogue. Or, l’armistice n’est pas synonyme de la fin des conflits liés au trafic de stupéfiants: même si les guérilleros respectent l’accord et se retirent, d’autres groupes sont prêts à reprendre les parts du «marché».
En effet, le «business» est beaucoup trop lucratif pour croire qu’un accord de paix avec les FARC et/ou des programmes de substitution de cultures ciblant les petits agriculteurs changeraient la situation. Pour réellement faire face au trafic de drogues et aux conflits qui y sont liés, il serait nécessaire de considérer également la problématique du côté de la demande. Le marché fonctionne aussi bien parce que des personnes, notamment sur les continents nord-américain et européen – le Luxembourg inclus –, sont prêts à payer des sommes faramineuses pour des substances telles que la cocaïne. C’est pourquoi il ne suffit pas d’évoquer la légalisation des drogues et les effets négatifs sur la santé de l’individu, mais aussi et surtout la responsabilité de ceux qui consomment les drogues produites à l’autre bout du monde. La consommation «consciente» ne se limite donc pas uniquement aux bananes et au café Fairtrade.
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Le dossier de cette édition est consacré à la politique de l’éducation et à la politique linguistique au Luxembourg – à première vue deux sujets différents, mais en réalité étroitement liés quand on parle de la situation au Grand-Duché. Notre objectif est d’analyser et de discuter de nouvelles tendances aussi bien dans la recherche que sur le terrain. Nous avons essayé d’aller au-delà des discussions actuelles concentrées sur l’éducation précoce pour soulever des questions concernant l’enseignement primaire et secondaire. Cependant, le dossier n’est pas représentatif du multilinguisme évoqué puisque les articles sont rédigés exclusivement en allemand – un résultat du libre choix des auteurs. Afin d’équilibrer les langues, vous pouvez lire l’introduction du dossier ainsi que ces lignes-ci dans la langue de Molière.
Nous vous souhaitons une bonne lecture!
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