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A en croire une certaine presse, défenseurs et adversaires de l’avortement forment deux blocs compacts. Tel n’est pas le cas. Quand on discute avec de jeunes chrétiens comme j’ai eu l’occasion de le faire ces dernières semaines, on se rend compte que leurs positions vont du refus pur et simple de l’avortement jusqu’à la libéralisation sans restrictions, et cela le plus souvent à base d’arguments réfléchis. Que ces arguments ne soient pas toujours fondés, qu’ils envisagent les problèmes de façon unilatérale, qu’ils s’opposent et s’excluent au lieu de se conjuguer en vue d’une solution acceptable – à qui la faute? Les responsables sont les instances dont la fonction est d’éclairer la lanterne du public, e.a. la presse. Par son argumentation en noir et blanc (ou rouge et noir?) elle n’a pas su faire réfléchir ni convaincre, mais elle a le plus souvent durci des positions déjà passablement arrêtées;
Die Offenbarung bestätigt und verdeutlicht die Unantastbarkeit des menschlichen Lebens
- Die Überzeugung von der Unantastbarkeit des Menschen wird dem Christen im Lichte der Offenbarung und des christlichen Glaubens noch viel deutlicher und klarer. Der Mensch ist geschaffen nach dem Bild Gottes, das sich in Christus in seiner ganzen Fülle offenbart und den Grund für die unverletzliche Würde jedes Menschen bildet. In Jesus Christus sind wir berufen. Kinder Gottes zu sein, um teilzuhaben am
göttlichen Leben und an der Herrlichkeit Christi des Auferstandenen.
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Im Lichte der Offenbarung hat daher jedes menschliche Leben, auch das geistig oder körperlich behinderte Leben, seinen unersetzlichen Wert. Es ist und muß Gegenstand unserer besonderen Liebe, Achtung und Mitmenschlichkeit sein.
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Die Heilige Schrift lehrt uns, daß wir weder Herr über unser eigenes Leben sind noch über das Leben anderer verfügen dürfen. Menschliches Leben steht allein unter der Verfügungsgewalt Gottes.
(à de louables exceptions près) elle a passionné le débat au lieu de le dépassionner. Que beaucoup de jeunes chrétiens ne s’y soient pas laissé prendre, c’est tout à leur honneur. Mais cela ne fait pas avancer le débat.
Comment les discussions pourraient-elles être plus productives, puisque les deux parties en lice tirent à partir de leurs forteresses idéologiques bien embétonnées? Si elles en sortaient, pour se rendre sur le terrain, elles seraient confrontées à des faits: la détresse de beaucoup de femmes et l’égoïsme de bien d’autres, mais aussi des faits de culture comme celui-ci: par le genre de vie que nous menons (sous l’influence de la science, de la technique et des réalités économiques), l’homme a tendance à être considéré plus ou moins inconsciemment comme une chose, un instrument maniable et remplaçable, jugé prioritairement pour son utilité pour moi. Bien sûr je refuse ce jugement pour moi-même, je ne l’applique pas moins aux autres. Cette "chosification" de l’homme est sans doute le terrain sur lequel poussent des plantes nommées: avortement, euthanasie, divorce, travail inhumain, Tiers- et Quart-Monde, terrorisme et bien d’autres. Si telle est le cas, inutile de s’épuiser à arracher les mauvaises herbes une à une, si l’on n’assainit pas le terrain. Cela est évidemment un projet à longue haleine, délicat et exigeant, c’est un problème d’éducation. Là semble être la mission première de l’Eglise. Là ne suffisent plus des lettres pastorales même excellentes, des campagnes de presse etc. Il s’agit là d’une réorientation pastorale, d’une nouvelle prise de conscience de tout l’ensemble ecclésial. Utopie? Tâche impossible chez nous?
L’engagement de tant de chrétiens pour le respect de la vie naissante serait plus crédible et aurait un effet éducateur profond sur les jeunes, si la préoccupation de respecter la vie était permanente, active, efficace au sein de notre église. Il n’aurait pas le relent d’une lutte farouche pour la sauvegarde à tout prix d’un principe de morale démodé, mais il pourrait s’insérer dans un combat pour l’homme à tous les fronts où il est lésé.
Si seulement la liste des "points chauds" dressée par les évêques français (1) était la nôtre: "Il est clair, en effet, que la Bible manifeste un certain nombre d’exigences éthiques qui sont tracées de façon tout à fait nette: le respect des pauvres,
la défense des faibles, la protection des étrangers, la suspicion de la richesse, la condamnation de la domination exercée par l’argent, l’impératif primordial de la responsabilité personnelle, l’exercice de toute autorité comme un service, le renversement des pouvoirs totalitaires.‘
François Koedinger
(1) extrait du document ‚pour une pratique chrétienne de la politique‘ publié par l’épiscopat français à la suite de son assemblée plénière à Lourdes en 1972.
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