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Natürlich sind alle Finanzinstitute darum bemüht, die Kosten für die in Anspruch genommenen Dienstleistungen auf ihre Kunden umzulegen; aber niemand tut es so plump wie die Staatsbank und Staatssparkasse
Der Coup ging so mächtig daneben, wie er amateurhaft geplant war. Wenige Tage vor Silvester erhielten die Kunden der Staatsbank und Staatssparkasse gemeinsam mit ihren Auszügen die schlechte Nachricht: neues Jahrhundert, neue Bankgebühren. Das angeführte Argument: die BCEE verfüge "über die vollständigste Palette elektronischer Bankdienstleistungen und Produkte", weil sie "seit nunmehr 10 Jahren intensiv in den Ausbau neuer elektronischer Zahlungssysteme" investiere. Da gluckst der Kunde vor Begeisterung: "Meine Bank investiert, und ich darf amortisieren!" Mit anderen Worten: Wer künftig von den Staatsbankern bedient werden möchte, soll gefälligst dafür zahlen.
Den lautesten Entrüstungsschrei löste die Ankündigung aus, ab dem 1. Januar für jede per Formular getätigte Überweisung sieben Franken zu berechnen. Man begründet diesen Schritt damit, daß dieses Geld fast integral für die technische Abwicklung an die Cetrel weitergereicht wird — ein klassisches Umlageverfahren. Sollte der Handel Gefallen an dieser Idee finden, dann wird er demnächst schätzungsweise das Einpacken von Geschenken ahnden, so wie er bereits seit Urzeiten das maschinelle Brotschneiden mit einer Wuchergebühr belegt. Im übrigen weist man bei der BCEE darauf hin, daß derartige Abgaben im Ausland grundsätzlich und ebenfalls in dieser Höhe schon länger verbreitet sind, zum Beispiel in Belgien. Sicher, doch Belgien hat auch ein Meer; bekommt Luxemburg im Gegenzug jetzt auch eines?
Im Grunde geht es den Staatsbankern um etwas anderes. Die Gebühren wurden "angepaßt […] um diejenigen Transaktionen zu fördern, die über einen [der] elektronischen Vertriebswege getätigt werden". So weit, so gut. Diese
Haltung wäre durchaus nachvollziehbar, wenn der Kunde für die Umstellung in irgendeiner Weise belohnt würde. Wird er aber nicht. Vielmehr steht er einer Illusion der Alternativen gegenüber, wie der Kommunikationsforscher Paul Watzlawick dieses Phänomen nennt. Salopp formuliert, sieht sie so aus: Zahle ich per Überweisungsformular, kostet das sieben Franken Bankabgabe; tätige ich die Überweisung per Computer oder Fax, fallen Telephongebühren an. Diese Masche, den Kunden so oder so zu schröpfen, ist in höchstem Maße ärgerlich. Deshalb hat die Öffentlichkeit empört reagiert, und die BCEE ist nach wenigen Tagen eingeknickt: Nun darf jeder Kontoinhaber pro Trimester sechs nationale Überweisungen kostenlos tätigen. Praktisch ändert das wenig, symbolisch sehr viel.
"Meine Bank investiert, und ich darf amortisieren."
Die Frage, die sich eigentlich stellt, lautet: Warum ist ausgerechnet die BCEE als öffentliches Finanzinstitut im Alleingang vorgesprecht? Der zu beklagende Imageschaden ist enorm. Selbst wenn morgen alle Geldhäuser des Finanzplatzes dieselben Bankgebühren einführen, man wird sich stets daran erinnern, daß es die Spuerkeess war, die den Anfang machte. Der Staat als Oberabgreifer? Dieses Bild wollte die rechtsliberale Regierung eigentlich vermeiden, als sie ihr Amt antrat. Oder hat das Kabinett inzwischen ebenfalls den shareholder value für seine Zwecke entdeckt? Dann sollte sich das Postscheckamt in Acht nehmen. Bei der BCEE verweist man nämlich darauf, daß der Staat den Defizit dieser P&T-Abteilung trüge, weshalb letzterer es sich überhaupt erst leisten könne, die niedrigsten Gebühren zu erheben.
Romain Kohn
L’appel METIS contre le SIDA
En améliorant leur qualité et la durée de vie, les traitements antiretroviraux ont redonné un formidable espoir aux patients souffrant du SIDA. Le problème majeur posé par ce traitement efficace est son coût: 180 000 à 300 000 Flux par an et par patient. Si ce coût est supportable dans la plupart des pays riches où les assurances sociales existent, il est hors de portée des pays en voie de sous-développement où les dépenses de santé ne dépassent souvent pas les 500 Flux par habitant et par an.
Or, plus de 90% des personnes atteintes vivent dans des pays pauvres. 25 millions d’hommes, de femmes et d’enfants en sont atteints rien que sur le continent africain. Moins de 10% des personnes vivant avec le VIH bénéficient donc d’un accès décent et d’un traitement médicamenteux efficace.
C’est pourquoi des professionnels de la santé, des chercheurs et des personnes vivant avec le VIH ont lancé en France l’appel METIS: "Mouvement des soignants pour l’Égalité thérapeutique internationale face au Sida". Ils revendiquent un accès général et immédiat aux traitements du SIDA de tous les patients dans le monde, et particulièrement dans les pays pauvres. Car il n’y a pas de fatalité économique selon laquelle une minorité de patients vivant dans des pays riches aurait accès à des traitements efficaces qui permettent une vie normale, tandis que ces médicaments demeureraient inaccessibles aux patients des pays pauvres.
Par leur appel les initiateurs voudraient susciter un élan de solidarité nord-sud pour soutenir et renforcer les moyens nécessaires à une prise en charge décente des personnes atteintes de la maladie. Ils voudraient constituer un groupe de pression susceptible d’interpeller les dirigeants des pays touchés par le fléau pour que la lutte contre le SIDA devienne prioritaire, y compris dans le cadre de l’aide bi- et multilatérale au développement. Ils espèrent débloquer auprès des agences de coopération multilatérales (OMS, Banque mondiale, UNICEF, PNUD, PNUAP, BIT) et de l’ONUSIDA les moyens
techniques et financiers adaptés à la gravité de l’épidémie. Finalement, ils voudraient s’adresser aux industriels pharmaceutiques pour réclamer une révision de leur politique de commercialisation des médicaments nécessaires à la prise en charge des personnes infectées par le VIH (modulation des prix, autorisation d’importations parallèles, abandon des licences de propriété sur les médicaments antiretroviraux pour les pays pauvres etc.) et l’ouverture de négociations commerciales internationales sur ce contentieux dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce.
C’est dans ce sens que les initiateurs français voudraient faire déborder leur action hors des frontières de la France et lancent un appel aux professionnels de la santé, chercheurs et personnes vivant avec le VIH au Luxembourg (e. a.) afin qu’ils rallient leur mouvement.
Toute personne intéressée pourra contacter Madame Jacqueline Sahl, 15, rue de Gibraltar, L-1624 Luxembourg, qui est en contact avec les organisateurs français.
m.p.
Letzebuergesch fir déi Kleng
Pendant cinq ans, l’ASTI a organisé plusieurs matinées par semaine ce que l’on appellerait aujourd’hui de l’éducation précoce et qui était centré sur l’approche de la langue luxembourgeoise à des gosses de trois ans des faubourgs nord de la capitale. Les frais étaient couverts par les parents, des dons ainsi que l’argent des cotisations de l’ASTI. Lorsque, du côté officiel, on a commencé à parler d’éducation précoce, nous avons étendu l’offre sur cinq jours par semaine en comptant sur le fait que les propos officiels allaient être accompagnés de faits, en l’occurrence d’une subvention. Il n’en fut rien et pour honorer les engagements pris envers les enfants, les parents et les professionnels engagés, l’ASTI a dû recourir à une appel à fonds. L’action "50 francs pour le précoce" a rapporté beaucoup plus que prévu et que ce qui était nécessaire pour couvrir les frais engagés. Le solde
devait évidemment être utilisé pour le précoce. Or, la classe précoce a été reprise entre-temps par la ville de Luxembourg. À partir de nos contacts sur le terrain, nous avons décidé d’utiliser ce solde pour collecter et rendre accessible tout ce qui existe comme matériel pour l’approche et l’apprentissage du luxembourgeois à des enfants de 3 à 6 ans. Oui, pareil aperçu faisait défaut, tout comme continue à faire défaut un concept pédagogique pour l’éducation précoce. La collection existe maintenant et est accessible au public à l’ASTI. Par des réunions en soirée avec des collègues du précoce et du préscolaire a été entamé – en collaboration avec le Ministère – un répertoire de bonnes pratiques.
Ce volet est en train d’être finalisé, comme on dit, par le SCRIPT et va déboucher sur une série de réunions pédagogiques régionales.
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Merci encore une fois à tous nos donateurs qui n’ont pas seulement permis aux bambins d’Eich et de Weimerskirch d’en savoir un peu plus sur la langue de Dicks, mais encore à beaucoup de pédagogues de nous avoir permis d’accéder à des ressources, certes existantes, mais disparates.
ASTI
Ohnmächtiger Westen?
Ohnmächtig scheint einmal mehr der Westen seit drei Monaten dem russischen Völkermord in Tschetschenien zuzusehen. Außer von moralischen Appellen, die ungehört verhallen, und von abgeblitzten Besuchen von OSZE-Delegationen ist kaum von ernsthaften Versuchen zu hören, die russische Regierung, sei es unter Jelzin, sei es unter Puttin, von ihrem Völkermord abzubringen. Dass man in Tschetschenien weder mit noch ohne UNO-
Segen auf dieselbe Art eingreifen könnte wie die NATO es tat, um Milosevic im Kosovo zu bremsen, dürfte bei aller Wut über die zweierlei Maße und Gewichte, verständlich sein. Rußland ist immer noch Atommacht, wie Jelzin bei seinem China-Besuch in Erinnerung rief. Und ein westlicher Eingriff könnte die nationalistischen Kräfte in Moskau noch weiter stärken.
Doch der Westen ist nicht machtlos. Regelmäßig läßt er weiterhin die Kredite des Internationalen Währungsfonds an Rußland ausbezahlen, die, wenn sie nicht direkt in die Kriegskasse fließen, dann aber an anderer Stelle im Staatsbudget Luft verschaffen für die Kriegskredite. Solche IWF-Kredite könnte der Westen stornieren, wenn er wollte. Wenn es dagegen heißt, darunter leide in erster Linie die Bevölkerung, ist auf eine zweite Möglichkeit hinzuweisen, die ganz sicher nur die Betuchten treffen würde: Wichtige Teile der russischen Polit-Elite, bis hin zum Jelzin-
Clan, haben nämlich riesige Geldbeträge auf ausländischen Konten stehen. Solche Konten könnten eingefroren werden, wie einst bei Milosevic. Für diese Maßnahme könnte sogar das Bankenparadies Luxemburg sich stark machen, und auch mal Verantwortung übernehmen in einem internationalen Konflikt.
Schließlich könnten die westlichen Politiker aus den Fehlern des nicht verhinderten Jugoslawien-Konfliktes lernen und mit der Opposition und den Kriegsgegnern in Rußland Kontakt aufnehmen, sie moralisch und finanziell stärken, um zu zeigen, dass Nationalismus sich nicht bezahlt macht. Es gibt nämlich auch in Rußland Soldatenmütter, die wie 1994-96 gegen den Einsatz ihrer Söhne in Tschetschenien protestieren. Nur die westlichen Medien und Politiker scheinen noch nichts davon gehört zu haben.
m.p./Publik-Forum, Nr. 24/1999
Nachhaltigkeit in Schweden
Erklärtes Ziel der schwedischen Regierungspolitik ist es, „zu vermeiden, dass die nächste Generation ökologische Risiken als Erbe erhält“. Die wichtigsten Probleme sollen bis 2020/25 gelöst werden.
Bereits 1988 wurde die erste umfassende Strategie entwickelt, zehn Jahre später verabschiedete die Regierung das Gesetz zur Erreichung nachhaltiger Lebensweise innerhalb einer Generation. Wie das konkret aussehen soll, wird bis Juni 2000 verbindlich festgelegt. 15 Kernziele werden identifiziert, die bis 2020/25 zu erreichen sind. Um Handlungsdruck zu erzeugen, werden außerdem Ziele definiert, die bis 2005 bzw. 2010 realisiert werden müssen.
Vorschläge mit hohen Erfolgsaussichten sind beispielsweise: 20 Prozent des landwirtschaftlich genutzten Bodens sollen bis 2005 nach den Regeln ökologischen Landbaus bestellt werden. Oder: Schwedens 450.000 Hektar Weide- und Grasland zu erhalten. Oder: Bis 2020 sämtliche verschmutzten, vergifteten und zerstörten Flächen zu renaturieren. Oder: Den Energieverbrauch von Häusern bis 2050 auf die Hälfte der Menge von 1995 zu begrenzen. Der chemischen Industrie wird der Nachweis abverlangt, dass die von ihr verwendeten Stoffe nicht giftig oder krebserregend sind. Besonders ehrgeizige Ziele werden für Fischerei und Militär genannt.
Große Hoffnung setzt man in eine Effizienzrevolution (Faktor 10) und betont die Notwendigkeit umfassenden Technologietransfers in Länder des Südens. Schweden, eins der vier Länder, die mehr als 0,7 Prozent des BSP für Entwicklungskooperation geben, verbindet die Aufgabe, für das eigene Land eine nachhaltige Wirtschafts- und Lebensweise zu entwickeln, mit dem Anspruch, die Erde für eine wachsende Bevölkerung bewohnbar zu machen und die Lebensqualität für Menschen im Süden zu verbessern. Sehr deutlich spürbar ist die Einsicht, dass die Länder des Nordens ebenfalls, wenn auch auf andere Art, Entwicklungsländer sind.
aus Freitag, Nr. 50, 17.12.99
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